Jules Laforgue : « Désolations »
Publié le 17/01/2022
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En 1820, Chateaubriand, peignant le « mal « de René, soulignait l'harmonie profonde qui unit la mélancolie du héros romantique et les paysages nostalgiques ou tourmentés de l'automne. Entré « avec ravissement dans le mois des tempêtes «, le héros lançait l'appel exalté dont devaient se souvenir bien des poètes romantiques : « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie! « Le mal de René, en effet, devait devenir le « mal du siècle «. Le vague des passions qui l'habite, son ennui, son inquiétude, son désespoir, se retrouvent transposés jusque dans le spleen baudelairien, ou dans le pessimisme existentiel de Jules Laforgue. Dans un poème qu'il écrivit en 1885, à l'âge de vingt-cinq ans, Laforgue, en proie à un malaise sentimental et métaphysique, cherche ainsi dans les tumultes de la nature un écho à sa propre douleur, et une délivrance.
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