Etude d'un passage de LA RELIGIEUSE de Diderot
Publié le 29/11/2012
Extrait du document


«
c. L'admiration pour son courage
1.
Elle domine l'entretien
2.
Elle est capable de maîtriser ses
é
motions et de retrouver rapidement
sa lucidit
é.
3.
Elle montre un temp
érament rebelle
4.
Elle est capable de s'engager
totalement dans son combat et de
mettre sa vie en jeu.
5.
Une mise en sc
ène dramatique
- « elle attendait que je parlasse la première ; j’en fus tentée,
mais je me retins. » L.
22
- « Je tremblai de tous mes membres, je vis mon sort dans
celui de cette infortunée, et s ur-le-champ il fut décidé , dans mon
cœur, que je mourrais mille fois plutôt que de m’y exposer. »
[…] Je me remis un peu [...] la frayeur, l’indignation, la colère, le
dépit , différentes passions se succédant en moi, [...] je le serrais
violemment ...
jeter loin de moi .
»
- « Il fut décidé dans mon coeur que je mourrais ...» […] « Le
voici pourtant arrivé ce moment où il s’agissait de montrer si je
savais me tenir parole. »
— Que voulez-vous donc devenir ?
— Tout, excepté religieuse.
Je ne le veux pas être, je ne le
serai pas. » 1.
Cependant Suzanne domine l'entretien parson
silence , elle ma
îtrise son émotion.
2.
La jeune fille montre
également tout au long du texte
la puissance mentale de retrouver sa lucidit
é en un
instant, c'est ce qu'indique l'
évolution des verbes
trembler, voir (au sens de pr
évoir) d écider .
Quand
elle lit la lettre la d
étresse fait place à l'indignation et
au d
épit, sentiments qui s'appuient sur le jugement.
3.
La force de son temp
érament se montre enfin dans l a
violence des r
éactions .
4.
Elle sait mettre sa vie en jeu : en cela elle se
comporte h
éroïquement.
5.
La narratrice se d
écrit comme la m ère sup érieure
pourrait la voir et elle d
écrivait la m ère sup érieure de
son regard
à elle : cet échange de points de vue
accroit la th
éâ tralit é, l'effet de contraste entre les
deux femmes et la tension dramatique.
Conclusion interm
édiaire : un r écit
tragique. Terreur, piti é, révolte vaine contre le destin injuste : toutes les composantes du tragique sont pr ésentes. Dramaturge
et romancier Diderot a transpos é l'esth étique de la trag édie dans le roman pour rendre poignante et sublime la
résistance de cette jeune victime h éroïque.
II. Une critique de l'Eglise et du sort injuste
des jeunes filles recluses contre leur gr
é.
a. Une religion contre la Nature
1.
L'enfermement m
ène à la folie
2.
Une culpabilisation permanente de
l'
être humain
3.
Un tryptique
elle traînait des chaînes de fer ; ses yeux étaient égarés ; elle
s’arrachait les cheveux ; elle se frappait la poitrine avec les
poings, elle courait, elle hurlait ; elle se chargeait elle-même, et
les autres, des plus terribles imprécations ; elle cherchait une
fenêtre pour se précipiter .
» //
Elle tenait une lettre .
Son visage était celui de la tristesse et de
l’abattement ; les bras lui tombaient ; il semblait que sa main
n’eût pas la force de soulever cette lettre // la frayeur,
l’indignation, la colère, le dépit, différentes passions se succédant
en moi.
1.
Les chaines de fer cr
éent un lien entre la
claustration du couvent et la folie : on liait ainsi
jadis les fous : cette femme ne seraitelle pas
devenue folle ) cause de l'enfermement ?
2.
La condamnation du p
éch é et la peur de l'enfer,
propres au jud
éochristiannisme induisent une
culpabilisation permanent de l'
être humain , qui a
sans doute d
étruit l'esprit de cette femme : de peur
d'
être damn ée, elle est devenue damn ée..
»
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