« En quoi un récit construit sur l’implicite peut déplaire à un lecteur ? »
Publié le 05/09/2012
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Donc nous pouvons affirmer que des imprécisions volontaires ou de l’implicite apportent plus d’intérêts à un roman. Etant donné que tout n’est pas expliqué précisément par l’auteur, le roman « vit « tout au long de son histoire, ce qui n’en fait pas un roman monotone, où nous savons tout sur tout et sans grand intérêt pour le lecteur. Dans le cas du « Rapport de Brodeck « de Philippe Claudel, le flou concernant la vie et la mort de l’Anderer restent presque jusqu’à la fin du roman ce qui le rend plus intéressant, ou encore la langue parlée dans le livre, on se doute que c’est de l’Allemand, mais comme ce n’est pas précisé: ça laisse planer un doute. Pour finir l’intérêt de l’implicite peut aussi être de cacher des choses, «Le Rapport de Brodeck « va ainsi par le biais de l’implicite dénoncer beaucoup d’horreur ayant eu lieu pendant la seconde guerre mondiale: les rafles et les dénonciations (dans le village par demande de Adolf Buller), les viols (commis par les soldats qui occupent le village de Brodeck),...
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- L'encyclopédie donne du conte la définition suivante :" récit fabuleux dont le but est moins d'instruire que d'amuser" Cette définition correspond-elle selon vous et selon votre expérience de lecteur au conte tel que l'a conçu Voltaire ?
- « L'humour, déclare P.Desproges interrogé par un journaliste, c'est le droit d'être imprudent, d'avoir le courage de déplaire, la permission absolue d'être imprudent .» Cette définition de l'humour qui peut s'appliquer au comique en générale rejoint-elle votre expérience de lecteur et de spectateur ?
- Un critique écrit au sujet des Confessions: « On y voit, plus que l'autoportrait d'un homme tourmenté, le récit rétrospectif d'une destinée malheureuse, tracé par un écrivain pathétique à force de crier son excellent naturel, malade de ses contradictions, avide de s'attirer la sympathie du lecteur. » Commentez cette réflexion d'après votre lecture des quatre premiers livres des Confessions de Rousseau.
- A. Malraux, dans l'Homme précaire et la littérature, écrit que « le génie du romancier est dans la part du roman qui ne peut être ramenée au récit. » Vous commenterez et éventuellement discuterez cette affirmation à la lumière d'exemples précis empruntés à votre expérience personnelle de lecteur de romans.
- le lecteur a-t-il besoin de s’identifier aux personnages principaux et de partager ses sentiments pour apprécier un roman ?