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DUMAS (Alexandre), dit Dumas père

Publié le 10/03/2019

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DUMAS (Alexandre), dit Dumas père, écrivain français (Villers-Cotterêts 1802 - Puys, près de Dieppe, 1870). Fils d'un mulâtre de Saint-Domingue devenu par ses faits d'armes général de la Grande Armée, Dumas père (ainsi nommé pour le distinguer de son fils, auteur de la Dame aux Camélias) insistait volontiers sur le fait qu'il était « quarteron » et non « nègre ». « Le physique de M. Dumas est assez connu », écrit perfidement Eugène de Mirecourt en 1845, « stature de tambour-major, membres d'Hercule dans toute l'extension possible, lèvres saillantes, nez africain, tête crépue, visage bronzé ». Orphelin à quatre ans, Dumas, après une enfance libre et peu studieuse, cherche fortune à Paris et débute modestement par des emplois de bureau. Dès 1825 il écrit pour le théâtre et fait jouer à l'Ambigu la Chasse et l'Amour, puis, en 1826, il donne un vaudeville la Noce et l'Enterrement. Il a déjà présenté au Théâtre-Français sa première tragédie (Christine, 1828), quand il remporte en 1829 avec Henri III et sa cour (première pièce romantique représentée et dont le triomphe précède celui d'Hemanî) son premier succès, confirmé par ceux à'Antony (1831), de la Tour de Nesle (1832 : 800 représentations consécutives) , de Kean et de Don Juan de Maraha

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« {1836).

Sans lâcher le théâtre {il donnera encore des drames et des mélodrames comme Mademoiselle de Belle-Isle en 1839 et des comédies comme Un mariage sous Louis XV en 1841, au total 91 pièces), il découvre bientôt une nouvelle voie dans le roman historique populaire et s'entoure de collaborateurs qui lui fournissent sa documentation et qu'il exploite souvent sans vergogne (notamment l'historien Auguste Maquet de 1839 à 1851).

Après Acté (1839).

évocation de l'époque néronienne, Dumas voit les grands journaux de )"époque (le Siècle, le Constitutionnel, la Presse) se disputer Je droit de le publier en feuilletons.

Cette industrie littéraire lui vaut une fortune colossale qu'il dépense avec une prodigalité folle et sur un rythme endiablé : on lui connaît douze enfants naturels, tous de mères différentes.

La production littéraire n'est pas moins prolifique : 257 volumes de romans dont on ne peut citer que les plus célèbres, le Chevalier d'Harmental {1843).

les Trois Mousquetaires {1844).

Vingt Ans après (1845).

le Comte de Monte-Cristo {1844-45),la Reine Margot ( 1845), le Vicomte de Bragelonne (1846- 1850), le Chevalier de Maison-Rouge (1846), la Dame de Montsoreau (1846), le Bâtard i:le Mauléon {1846), les Quarante-Cinq (1848), Joseph Balsamo {1848), le Collier de la Reine (1850).

Grand voyageur, il parcourt la Russie et l'Afrique et consigne ses découvertes dans ses Impressions.

de voyages ( 184 7- 48).

Après le coup d'Etat de 1851, il fuit à Bruxelles.

surtout pour échapper à ses créanciers, et emploie ses trois années d'exil à rédiger les 22 volumes de ses Mémoires (1852-1854).

Mais, à son retour, les goüts ont changé : le réalisme supplante Je romanesque.

Dumas fonde plusieurs journaux, se bat contre la censure, puis suit Garibaldi dans la plus fameuse de ses entreprises, l'expédition des Mille.

dont le but était de libérer l'Italie du Sud et la Sicile de la domina­ tion des Bourbons de Naples.

Dumas reste en Italie quatre ans comme conser­ vateur des musées de Naples et saisit l'occasion pour rassembler les docu­ ments nécessaires à la composition de La San Felice.

Il termine sa vie dans une insouciante oisiveté et meurt, au début de la guerre de 1870, presque pauvre.

Longtemps mésestimée.

son œuvre traduit la boulimie dont il fit preuve à !"égard de l'existence, sa fougue.

sa façon d'appréhender sans détour le réel.

Elle est aujourd'hui réévaluée à la lumière du double intérêt porté au roman populaire et au romantisme.

deux « moments >> littéraires que cette « force de la nature » (Michelet) a portés à la déme­ sure sinon au sommet.. »

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