corpus
Publié le 13/10/2014
Extrait du document
«
Mlle Grilli Séquence 2 : le roman et ses personnages – visions de l’homme et du monde Premières
Germinal ; Séance 1 : lecture analytique de l’incipit .
Voici quelques notes (il faudrait tout rédiger, bie n sûr !!), le plan, une
introduction et une conclusion. Voir votre dossier
p. IX - X
Introduction :
En 1885, Zola, romancier naturaliste du XIX
e siècle, fait paraître Germinal, qui retrace la dure vie
des mineurs dans le Nord de la France.
Ce titre est en soi un programme, car il rappelle le mois de ma rs du
calendrier révolutionnaire, avec sa promesse dune renaissance, voire dune révolution, avec ses homme s
prêts à sortir de la terre, de la mine
[voir « le titre » p.
VI du dossier de votre éditio n] Or lincipit du roman nous
plonge dans un milieu hostile : un homme marche dan s le froid et la nuit, puis aperçoit les feux
rougeoyants dune fosse.
A une description réaliste se substitue alors une vision, une « apparition
fantastique » offerte au lecteur par le regard subj ectif de cet homme, ouvrier vagabond à la « tête vi de ».
Comment Zola passe-t-il dun registre réaliste à un registre fantastique ? Comment ce début oriente-t-il le
reste de la fiction ?
Nous verrons tout dabord que lincipit souvre sur le récit réaliste dune marche nocturn e et difficile dont
on peut, dans un deuxième temps, tirer un sens symb olique grâce à la vision fantastique du personnage, qui
amorce alors une descente en Enfer.
· Ce récit réaliste met en scène la marche difficile dun homme, dans le froid et les
ténèbres, et fait entrer le lecteur dans un monde h ostile.
Le cadre spatio-temporel présente demblée un paysage hostile.
Cet incipit met en relation, pour
les confronter, un homme et la nature environnante.
Autant lhomme se révèle faible, seul et démuni da ns
cette immensité glacée dune nuit de mars, autant l a nature manifeste sa puissance hostile et démesuré e.
- entrée dans un espace avec le premier mot « dans » = entrée dans la fiction, dans le roman, et dans un
espace précisément décrit.
Omniprésence de cette nature, ce paysage écrasant.
- paysage caractérisé par le champ lexical : - de la nuit, comme « ténèbres », mis en valeur à la fin du
premier paragraphe ; « obscurité » « épaisseur den cre » = mise en valeur de la « nuit sans étoiles » par le
rythme ternaire de la première phrase.
- Du froid, alors quon est en mars : « glacé es », « froid »
- Platitude et géométrie du paysage : l « ho rizon plat », la
« rectitude », « tout droit »
= tout est « à ras d u sol », même le village aux toitures « basses et
uniformes » qui forment une « masse lourde » ; impr ession dêtre écrasé par ce paysage.
= Réalisme de cette description avec précisions spatiales (no ms des villes Marchiennes, Montsou,
droite, gauche
) et temporelles (mars, deux heures
)
Description motivée et construite autour du motif d e la marche du personnage : on suit cet homme
qui souffre.
Cet incipit nous fait compatir avec un héros souffr ant.
Cest un vagabond, « sans travail et sans gîte », u n ouvrier « à la tête vide », fatigué, souffrant, qui na
quun espoir : que le froid « soif moins vif »
la description de sa tenue : veste « aminci[e] », « petit »
paquet sans un « mouchoir » qui, ironiquement le gê nait « beaucoup ».
Personnage maltraité, fouetté par le vent avec la m étaphore des « lanières » de vent = comme un esclav e
dont les mains « saignaient ».
« besoin douloureux » renforce sa peine..
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- Réalisation d'un projet de constitution de corpus et de publication web
- Corpus de document (@collage_feminicides_paris )
- Otia corpus alunt, animus quoque pascitur illis
- Méthodologie de la question de corpus Quel est le but de la question portant sur le corpus ?
- Français Devoir à la Maison : corpus Le groupement de textes proposé est constitué d’un genre littéraire précis; la poésie.