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Commentaire littéraire Madame de Staël, De la littérature, 1800

Publié le 10/05/2023

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« Commentaire littéraire Madame de Staël, De la littérature, 1800 Germaine de Staël est la fille du ministre des finances de Louis XVI, Jacques Necker.

Elle grandit durant le temps des Lumières au milieu du salon prestigieux que tient sa mère et s’initie à la philosophie de ce courant de penser, elle commence donc à développer des idées d’émancipation libérale.

De cette manière, elle formule son attachement à une République modérée, rejetant totalement la tyrannie de la Terreur (1793-1794) puis la dictature de Bonaparte (1899-1815).

Madame de Staël est une des femmes auteures des Lumières, elle se bat pour faire ressortir les revendications «féministes» de l’époque pour l’égalité des femmes et des hommes.

Dans « De la littérature », l’ouvrage montre de nouvelles idées : le renouveau de la poésie par la rêverie, l’approfondissement des sentiments moraux et religieux.

Dans cet extrait on peut repérer un registre délibératif mais également un registre pathétique dans lequel Madame Staël démontre que la présence de la femme dans la société est refusée et que l’ordre social est contre une femme voulant à la hauteur de la réputation des hommes.

Pourquoi les femmes sont-elles refuser socialement et comment les femmes sont-elles vues à l’époque? Nous verrons dans un premier temps qu’est-ce que la société de l’époque attend des femmes avant de nous demander si le regard de Madame de Staël s’oppose à celui de la société. A cette époque, dans la société, la femme est encore considérée comme «médiocre».

En effet, dès le début du texte, elle est définie comme en quête de la séduction « le désir de plaire les excite » (l.

2) et sont appréciées principalement pour leur «médiocrité de l’esprit» (l.15).

Madame de Staël montre dans son texte que le regard de l’homme à l’égard de la femme est plus tolérant sur la femme infidèle « ils leur pardonnent plutôt de manquer à leurs devoirs » (l.

14) plutôt que la femme distinguée en quête d’élèvement social « que d’attirer les regards par des talents distinguées » ; on le voit aussi avec l’opposition entre la « médiocrité » (l.

15) et la « supériorité véritable » (l.16). L’état d’esprit de la femme doit être entièrement fidèle à ce portrait tout tracé, enfermant les femmes dans une forme de routine sauvegarde de cette médiocrité. La société gère les femmes grâce à une routine quotidienne; un chemin déjà préparer.

Elles ne doivent pas sortir de « ce cours habituel » (l.17) qui déplaît à la société et doivent rester dans leur « routine de la vies […] sauvegarde de la médiocrité » (l.19). Toutes les femmes se doivent d’avoir une vie similaire, elle doivent se fondre dans la masse et accepter les « règles communes » (l.

18), ces même règles qui les enfermes dans la routine.

D’après Madame de Staël, ces femmes, enfermées dans leur médiocrité et leurs défauts, ne sont que des « esclaves » de leur époque, à qui on « opprime leur destiné » (l.11) et qui ne peuvent se distinguer car le jugement de la société, particulièrement celui des hommes les verrai comme « vulgaire » (l.18) et les mettrait à l’écart de la société. Cependant, il y a des femmes qui se défont de cette routine, de ce chemin déjà préparer et se distingue des autres femmes.

Mais, de part le refus de ce chemin préparer par le regard de la société, elles finissent mal vues par la société, se retrouvent jugées négativement pour leurs « talents » spirituels, et ne possèdent plus de place place «ni dans l’ordre de la nature, ni dans l’ordre de la société » (l.7).

L’antithèse « les qualités leur nuisent quelquefois, quelquefois les défauts leur servent » (l.8) suivit du chiasme « tantôt elles sont tout, tantôt elles ne sont rien » montrent très clairement que la place de la femme est arbitraire et inégale dans cette société.

L’« honnêteté la plus parfaite »des femmes n’arrive pas à la hauteur de la « médiocrité de l’esprit » des autres femmes.

Les femmes éduquées avec un esprit supérieures qui « s’éloignent encore plus du chemin frayé » (l.21) « importune » davantage les hommes et la paroles d’une «femme spirituelle» (l.25) ainsi que sa célébrité « n’est qu’un bruit fatigant pour eux » : la société trouve que, contrairement à « un homme distingué ayant presque toujours une carrière importante à parcourir », la femme n’apportera jamais que le « moins intéressant » des idées nouvelles évidemment refuser par la société ou « des sentiments élevés » (l.26) : pour la société une femme supérieure spirituellement n’est là que pour parler avec son cœur et non pas sa raison.

Tout ce que ces femmes diront sera plus présent sur le plan.... »

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