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«Ceux qui veulent... ôter [à l'homme] ses passions parce qu'elles sont dangereuses ressemblent à celui qui voudrait ôter à un homme tout son sang parce qu'il peut tomber en apoplexie. » Voltaire.

Publié le 26/02/2011

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voltaire

• La prise de position voltairienne sur les passions est celle de presque tout le XVIIIe siècle. • Il y a revanche contre le XVIIe siècle et reprise en partie de la théorie cartésienne. • Grande influence de Descartes, d'ailleurs, sur les «philosophes«.

• Donc rôle indispensable des passions dans la vie de l'homme et dans la société. Ainsi pour Voltaire : — non seulement leur danger n'est que potentiel et il serait ridicule de recommander de les supprimer ou de lutter contre elles par simple prévention,   

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« • Il peint donc la passion comme dévastatrice, sapant les vraies valeurs humaines ; cf.

Molière dans L'Avareprésentant Harpagon comme «de tous les humains l'humain le moins humain».

Id.

Balzac: le père Grandet. • Car les classiques insistent sur le fait que la passion déshumanise. • Ne pas oublier que l'histoire et même la vie courante nous fournissent des exemples similaires.

La passion estlinéaire, faisant abstraction de ce qui la gêne et pousse l'être droit à son but. • Telle la passion du pouvoir chez Napoléon.

Toutes les tyrannies et dictatures sanglantes sont de ce domaine. • La passion religieuse atteint parfois le fanatisme le plus dangereux ; il en est ainsi de toute idéologie poussée àson paroxysme.

Exemple : les exterminations au Cambodge.

Et que dire du nazisme ! • Le pire, pour les classiques, est peut-être l'amour-propre, analysé par Pascal (Pensée 82-100...). « Notre propre intérêt est [...] un merveilleux instrument pour nous crever les yeux agréablement.

» ......multiforme et insaisissable pour le pessimiste. «Les vertus se perdent dans l'intérêt (= amour-propre) comme les fleuves se perdent dans la mer» (Maximes LaRochefoucauld). II - Ne doit-on pas, comme Voltaire, juger les passions comme l'élément moteur de l'homme et dessociétés ? • Voici donc une vision détaillée des méfaits des passions. • Or même pour les plus fâcheuses qu'il cite dans cet extrait du Traité de Métaphysique: orgueil, égoïsme, besoin decommander, cupidité, envie..., Voltaire juge qu'elles ne sont pas uniquement répréhensibles, mais peuvent êtreinstruments de construction des sociétés. • C'est ainsi qu'il s'élève contre le mythe trompeur du paradis ou de l'âge d'or qui rejette dans un lointain passé,idyllique et de simplicité naturelle, le bonheur de l'homme.

Mêmes attaques contre Rousseau et «le bon sauvage». • « Philosophe » du début du « siècle des Lumières » et de la «Cité des hommes», Voltaire veut d'abord une sociétéplus heureuse matériellement, demandant développement sur trois points essentiels: agriculture, commerce,industrie (= artisanat). • Pour lui l'usage des biens de consommation et l'accession à la propriété rend possible une promotion sociale (LeMondain). • Il est persuadé que le luxe développe le commerce, et l'industrie, donc est promoteur de civilisation et générateurde progrès social. «Et le travail, gagné par la mollesse, S'ouvre à pas lents la route à la richesse.

» (Défense du Mondain.) • C'est pourquoi il présente «le superflu, chose très nécessaire», comme ayant un rôle bénéfique; et pour l'atteindreil faut être mené par la passion de l'obtenir (possession) ou de l'emporter (pouvoir sur soi ou sur autrui). • Il est vrai que, si des hommes n'avaient pas pris l'initiative de surpasser leurs semblables ou de se surpasser(Corneille), il n'y aurait pas certains types de progrès. • C'est à eux que la société actuelle doit son mécanisme. • La société bourgeoise du XIXe siècle, imprégnée en partie des idées de Voltaire est une société capitaliste, deconsommation. • Les hommes d'action sont dirigés par des passions. • Un certain type de désir peut entraîner l'élaboration d'éléments d'évolution et de dynamisme. • Ainsi la plupart des progrès médicaux sont dus à des recherches passionnées.

Pasteur trouve le vaccin contre larage après des semaines de tâtonnements, et seul son désir intense de trouver le soutient.

Même chose, pourCalmette (tuberculose). • Que de passion dans les premiers ateliers automobiles minuscules d'André Citroën aussi.... »

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