baroque
Publié le 16/01/2013
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«
Simon Vouet
(1590-1649)
L’Assomption de la Vierge, 1644
Huile sur toile, inv.
: D.949.1.1
©Reims, musée des Beaux-arts
Photo : Christian Devleeschauwer
dimensions souvent exagérées.
La peinture sur toile est un
décor, principalement d’église, qui doit être vu de loin par
des fidèles nombreux.
Les thèmes
La peinture baroque est essentiellement religieuse, son
iconographie a été fixée par le concile de Trente : la Vierge,
les anges, la vie de saints, et les héros récents de l’Eglise
catholique y sont célébrées.
La tendance est à la théâ\
tralité
afin de surprendre et émouvoir les fidèles : apothéoses,
enlèvements de saints par des anges dans les nuées célestes,
extase (Sainte Thérèse).
Mais on trouve aussi des scènes mythologiques, allégories
qui autorisent les représentations de nus.
Plus rares, les scènes de genre sont présentes essentiellement
dans la peinture du Nord (voir Rubens, La Kermesse ).
La composition, le dessin, la couleur, la touche
Le peintre baroque ne fait pas du dessin l’élément essentiel
de ses compositions, figures et objets n’ont pas les contours
nets qu’ils possèdent dans la peinture classique.
Les formes
s’enchaînent, le regard n’est plus conduit par le jeu rationnel\
d’une perspective linéaire, il est retenu par les éléments
tactiles et chromatiques qui structurent la peinture (touche,
effets de lumière changeante et dramatique, rendus des
matières, carnations, draperies…).
La profondeur est crée plutôt par des lignes diagonales dans
lesquelles le regard s’enfonce.
La composition est ouverte et
n’est pas forcément bâtie selon une symétrie haut / bas ou
droite / gauche et renonce à souligner par la distribution des
formes la proximité des bords du tableau.
L’utilisation de
diagonales, de spirales et de courbes imposent une idée de
mouvement plutôt que de stabilité.
L’œuvre baroque est conçue comme un tout unitaire : « la
partie est subordonnée au tout, sans qu’elle renonce pour
cela à exister en soi » (Wölfflin).
Il est souvent difficile
d’isoler un motif tant les formes s’interpénètrent.
Avec des
formes ainsi fondues les unes dans les autres, la peinture
baroque est souvent moins lisible que la peinture classique.
Les figures baroques sont rarement intégralement nues
comme l’indique le concile de Trente, sauf chez Rubens.
La volonté de dramatisation héritée du caravagisme conduit
les peintres baroques à préférer le dynamisme à la pose.
Les
figures accomplissent souvent des mouvements violents que
le pinceau suspend brusquement (comme dans un arrêt sur
image).
L'artifice de ces attitudes suscite émotion du
spectateur ce qui est le but du peintre baroque.
Le musée des beaux-arts de Reims propose l’étude de deux œuvres permettant
d’appréhender la peinture française à l’âge baroque (\
Apollon et le char du soleil
de Jean-Baptiste Jouvenet et L’Assomption de la vierge de Simon Vouet) puis de
les comparer éventuellement à d’autres œuvres plus typiquement classiques,
nombreuses au musée (voir fiche sur le classicisme et lectures d’œuvres de
François Perrier, Nicolas Poussin, Phili ppe de Champaigne ou Charles Le Brun)..
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