Philippe II Auguste
Publié le 27/02/2008
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elle tout appui continental au roi d'Angleterre.
Celui-ci se voyait obligé de reconnaître les conquêtes de PhilippeAuguste (Paix de Chinon, 18 septembre 1214).
Après Bouvines, Philippe Auguste "vécut en grande paix".
Pendant les neuf dernières années de sa vie (1214-1223),il ne fit en effet la guerre à personne.
Mais il ne resta pas pour autant inactif.
En cachette, il aida son fils Louis, lefutur Louis VIII, prétendant à la couronne d'Angleterre, dans sa tentative de conquête du pays.
On sait que celle-cise termina par un échec (septembre 1217).
Il le laissa partir ensuite soutenir Simon de Montfort dans sa luttecontre les Albigeois et prolonger, après la mort de ce dernier, le combat inutile contre le comte de Toulouse.
Enseptembre 1222, le roi, sentant les premières atteintes de la maladie, rédigea un testament resté célèbre, tant parle choix des bénéficiaires, dont la reine Ingeburge qu'il avait cherché si longtemps à répudier et qui devait luisurvivre, que par les recommandations adressées à son fils et héritier.
Il mourut peu après, à Mantes, le 14 juillet1223.
Ainsi, en dépit d'inévitables fluctuations, Philippe Auguste a réussi à imposer d'une façon définitive son autorité surles grands feudataires les plus proches.
Mais son œuvre ne saurait se limiter à cette conquête d'un domaine plusétendu.
On retrouve le même esprit d'habile opportunité dans ses méthodes nouvelles de gouvernement, renduesd'ailleurs nécessaires par l'agrandissement du royaume, et il a, sur ce point aussi, profondément marqué l'histoire denotre pays.
A l'intérieur, ceux-là mêmes qui avaient beaucoup gêné les premiers Capétiens ont vu leur puissanceconsidérablement réduite : les évêques ont dû de plus en plus limiter leurs activités au domaine spirituel ; la Cour duroi n'a plus alors qu'un rôle très restreint ; deux des plus importants offices royaux, ceux de sénéchal et dechancelier, vont être supprimés.
A l'inverse, le roi a donné une plus grande autorité aux représentants de la classebourgeoise, et c'est parmi ses membres plutôt que dans la noblesse qu'il a trouvé de fidèles serviteurs et notammentles baillis, nouvellement placés à la tête de l'administration locale.
Philippe Auguste a aussi beaucoup favorisé lescommunes, confirmant leurs privilèges, en instituant de nouvelles (Crépy-en-Valois, Hesdin, Les Andelys) dans lesprovinces rattachées ; il s'assurait ainsi une force militaire qui pouvait se révéler précieuse, surtout aux abords desfrontières, et, en même temps, une source de revenus.
Sur ce point d'ailleurs, le roi a passé pour un "grandamasseur de trésors" ; il a réellement accru les ressources de la royauté, confiées dès lors aux Templiers de Paris.Philippe Auguste garde aussi la réputation d'un grand constructeur ; il a fait élever, sur un plan très étudié, depuissantes forteresses, dont certaines, Dourdan, Issoudun, Gisors, ont duré jusqu'à nous, et Paris, dont il passepour avoir le premier pavé quelques rues, garde encore les traces des belles fortifications dont il l'entoura.
Parlant à Joinville, Saint Louis rappelait un jour cette phrase de son grand-père : "Nul ne peut être bon gouverneurde sa terre s'il ne sait aussi hardiment et aussi durement refuser que donner." Ainsi fit l'un de nos plus actifs"rassembleurs de terres".
PHILIPPE II AUGUSTE
(21 août 1165-14 juillet 1223)
Roi de France (118O-1223)
Fils de Louis VII et d'Adèle de Champagne, Philippe vient d'avoir quinze ans, lorsqu'il monte sur le trône.
Il est déjà
très aimé par ses sujets qui ont pu apprécier sa précoce maturité : depuis un an, son père malade lui avait presque
abandonné le pouvoir.
Cette maturité se confirme par son premier acte de roi.
Il épouse Isabelle de Hainaut, nièce
de son tuteur, le puissant comte de Flandre, Philippe d'Alsace.
Mariage politique d'une portée considérable qui scelle
son union avec une descendante directe de Charlemagne.
En l'épousant, Philippe greffait la dynastie capétienne sur
la dynastie carolingienne.
De son illustre ancêtre par alliance, Philippe a l'ambition et la prudence, l'intelligence et la
rapidité de jugement, la ténacité et la ruse.
Ne dédaignant ni l'intrigue ni l'art de se servir des gens, ni la négociation
plutôt que la guerre, c'est avant tout un politique, au sens moderne du mot.
Ainsi, il mène d'abord une action armée
puis une longue procédure pacifique pour obtenir de Philippe d'Alsace les territoires promis en dot à sa femme ou lui
revenant par héritage : l'Amiénois, le Vermandois, l'Artois, puis le Valois.
Ces provinces accroissent sensiblement le
domaine royal, dont les possessions recouvraient essentiellement l'Ile-de-France.
Dès le début de son règne, le roi
s'attache à étendre et à unifier son domaine, mais aussi à défendre le royaume des ambitions des grands
« barons ».
La plus redoutable menace vient de son vassal Henri II Plantagenêt, également roi d'Angleterre.
Pour
l'affaiblir, Philippe Auguste exploite savamment l'avidité de ses fils contre lui.
Il soutient militairement Geoffroi, puis.
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