Paul Claval
Publié le 02/02/2023
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Paul Claval
En quoi Paul Claval a participé au renouvellement de la discipline géographique?
Intro:
Paul Claval, né à Meudon en 1932 était un professeur émérite à l’université Paris
IV-Sorbonne.
Il a eu la passion des cartes et des livres de géographie depuis l’école primaire.
Les deux prix
au concours général de géographie qu’il a eu en première et en terminale en témoignent.
Il
était également bon en maths et comme il ne voulait pas être professeur, il fait une année de
math.
sup., toutefois sans oublier la géographie.
Il vit depuis dans une découverte progressivement renouvelée de la discipline.
Il a d’abord
pratiqué celle à base de morphologie et d’analyse régionale que l’on enseignait au début des
années 1950.
Par ses nombreux travaux et écrits, nous verrons en quoi il a contribué au
renouvellement de la discipline.
I-Co-fondateur de la Nouvelle Géographie, restructuration de la discipline
Premièrement, après l’agrégation, il a participé à la construction de la Nouvelle Géographie
qui se formait alors en s’inspirant de l’économie spatiale ; Paul Claval peut être considéré
comme un pionnier de la nouvelle géographie.
Dans ses ouvrages pluriels nous pouvons constater qu’il est passé du versant économique aux
aspects sociaux, politiques, urbains, etc.
de la discipline, pour voir comment la connaissance de
l’économie, de la sociologie, de l’ethnologie/anthropologie, des sciences politiques aidait à la
mieux structurer.
En effet, il s'agit de refonder la géographie sur l’objectivité de l’analyse de
données quantitatives tout en incluant dans la démarche les facteurs sociologiques et les
facteurs morphologiques.
Ainsi à première vue on peut avoir l’impression que P.
Claval a papillonné en lisant sa
bibliographie: mais ce n’est pas ce qu’il en est vraiment.
Il faut savoir que Paul Claval est un de nos contemporains les plus influents dans la discipline.
En effet, ses ouvrages ont évolué dans leur finalité.
Paul Claval propose une nouvelle
géographie différente de celle qu’il a pu étudier à l’université, c’est-à-dire centrée sur la
géomorphologie et l’étude des régions, du moins, sans tomber dans une vision binaire, nous
pouvons dire qu’il a participé à sa réforme dans un pays qui se mondialise et qui par ce fait
soulève de nouveaux enjeux et est influencé par les visions étrangères telles que celles
américaines.
Mais cette prétention à vouloir rendre compte de la totalité du réel est critiquée notamment par
Philippe Pinchenel, (document 1)
II-tournant culturel
Il a élargi la Nouvelle Géographie dans les années 1970 en lui donnant une dimension sociale
et politique en s’attachant à la géographie telle que chaque homme la pratique, la conçoit et la
vit.
Il l’explore depuis.
Spécialiste de la géographie culturelle, il ne se contente pas de dire ce qu’elle est mais
développe largement son rôle essentiel dans la géographie.
Selon lui l’ensemble de la discipline doit être conçue dans une perspective culturelle, ceci
constitue une vision bien différente de celle des géographes classiques.
La géographie sociale et culturelle a pour but je cite, “ de décrire et d’expliquer les aspects de
la vie en société, qui contribuent à la différenciation du monde”
Ainsi la géographie culturelle n’est pas née avec Paul Claval, mais la perspective qu’offrait
cette dernière a été rendue majeure en France principalement par son biais.
En effet, comme
nous avons pu le voir, les années 60 sont marquées par le mondialisme.
La géographie
culturelle dans le sens vague de la géographie qui prend en compte l’approche par la culture
des réalités géographiques, est née en Allemagne et aux USA.
En France ces approches sont
restées longtemps très secondaires, il suit l’entreprise de Pierre Gourou, qui a contribué à
intégrer le concept de culture dans les préoccupations des géographes en le reliant à celui de
la civilisation.
b) discipline empirique
Un tournant culturel s’esquisse selon lui dans les années 70.
On a longtemps fait de la
géographie la science de la différenciation régionale de l’écorce terrestre.
Même si il ne
délaisse pas l’étude des régions en France notamment avec l’ouvrage Initiation à la
géographie régionale, 1993, il refuse d’organiser la discipline selon cet axe, car c’est mettre
l’accent sur l’objectif, sur l’espace, sur la diversité des lieux, mais pas sur la signification
qu’ils revêtent pour les hommes.
L’approche culturelle conduit plutôt à faire de la géographie
une discipline de l’expérience que les hommes ont de la terre, de la manière dont ils la
perçoivent, la comprennent, l’utilisent, l’habitent et donnent ainsi un sens à leur existence.
Le
terme tournant culturel exprime parfaitement les nouvelles préoccupations de la géographie;
le monde est saisi à travers des représentations ou des images; l’activité humaine s’exprime
dans des cadres que la culture a forgés et transmis; les décisions sont motivées par des
valeurs.
L’approche culturelle modifie la perspective qui prévalait jusqu’aux années 80 où l’individu
d’une part, et le milieu de l’autre, étaient conçus comme des entités objectivement données,
et qu’il était possible d’envisager séparément.
Ainsi selon Claval il n’existe pas de milieu
sans observateur pour l’étudier ou sans population pour l’habiter ou l’exploiter.
La nature ne
peut être saisie indépendamment de l’humanité qui en constitue un élément indiscociable.
Le
milieu fait partie de la réalité humaine, il n’en est pas indépendant.
III- Réflexion constante sur la discipline, précurseur de la géo-épistémologie
Géo-épistémologie
En outre, les travaux de Paul Claval les plus récents se concentrent sur la réflexion autour de
la discipline.
Il publie en 2007, la géo épistémologie.
En effet, c’est un des premiers géographes à mener dans les années 1960, une épistémologie
de la science géographique.
Premièrement, il s'intéresse au processus qui a fait évoluer la
géographie depuis l’Antiquité et à la genèse de cette dernière.
Ainsi il propose une réponse à
la question des fondements....
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