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NORVÈGE de 1995 à 1999 : Histoire

Publié le 24/12/2018

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Trois fois Premier ministre depuis 1981, Mme Gro Harlem Brundtland, travailliste et pro-européenne convaincue (alors que son pays est resté à l’écart de l’Union), démissionne en octobre 1996 et laisse, moins d’un an avant les élections législatives, la place à Thorbjorn Jagland, favorable au retour « à une politique de gauche », au risque d’aller à contre-courant de celle menée par ses partenaires européens. L’adhésion à l’Union européenne (UE) n’est d’ailleurs pas au programme du nouveau Premier ministre, pour qui « la question est au point mort pour toute la prochaine législature de quatre ans » (1997-2000). Les priorités de l’action gouvernementale restent la lutte contre l’exclusion, la protection sociale, l’éducation et la formation. La puissante Confédération générale du travail (LO), dont Thorbjorn Jagland est très proche, soutient ce programme, qui prévoit également une augmentation des dépenses de l'Etat. Mais le pays, déjà membre de l’Espace économique européen (EEE) et de l’Association européenne de libre-échange (AELE), entretient néanmoins des relations étroites avec l'Union européenne : plus de 80 % de ses échanges sont effectués au sein du marché intérieur de l’UE ; des règles communautaires sont adoptées dans divers domaines tels que la protection de l'environnement, le marché du travail ou la défense des consommateurs, et des programmes

sur la recherche, la formation, le tourisme et les PME sont mis en place de concert avec Bruxelles. En revanche, Oslo reste opposé à la politique de l’Union dans le secteur alimentaire (pêche, vente de saumon, viande de baleine) et si, en vertu de l’EEE, la Norvège applique des directives communautaires, elle lutte avec les autres pays Scandinaves (Suède et Danemark) contre les dispositions visant à assouplir la réglementation en matière de colorants ou d'édulcorants par exemple. Parallèlement, sensible aux fluctuations monétaires, elle doit

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« Parti du progrès de Carl Ivar Hagen, une formation populiste et xénophobe qui parvient à exprimer le mécontentement des laissés-pour­ compte de la prospérité et à obtenir 15 % des voix et 25 sièges.

Le Parti conservateur, en revanche, enregistre un score historiquement bas (14,3 % et 23 sièges) et le Parti du centre chute de 32 à 11 sièges.

Le Parti travailliste, avec 65 députés sur 165, reste la première formation du pays.

Un gouvernement de centre droit, encore plus minoritaire que les précédents, est formé par Kjell Magne Bondevik, chef du Parti chrétien-populaire (23 sièges, contre 28 en 1993).

C'est le plus « eurosceptique » que la Norvège ait connu depuis 1973.

Son programme concerne en priorité le développement régional, la protection de l'environnement, la défense de la famille et des retraites.

La crainte d'une surchauffe de l'économie norvégienne nécessite le ralentissement des investissements dans le secteur des hydrocarbures et le contrôle de la hausse des revenus salariaux.

Or le nouveau gouvernement ne parvient pas à prendre avec détermination les mesures que préconise la Banque centrale de Norvège pour ralentir l'activité pétrolière.

Doutant de la capacité de la coalition à faire face à ces défis, les marchés financiers ne tardent pas à réagir et la crise financière internationale aggrave la situation.

La couronne chute à son plus faible niveau depuis 1992, obligeant la Banque centrale à augmenter les taux d'intérêt et à laisser flotter la monnaie pendant près de deux mois, ravivant ainsi le débat sur Je nécessaire renforcement des liens entre la couronne et l'euro.

Mais l'organisation d'un nouveau référendum sur l'adhésion à l'Union européenne, après l'échec de 1994, n'est toujours pas à l'ordre du jour.. »

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