Madagascar.
Publié le 15/04/2013
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De juillet à octobre, les baleines à bosse viennent se reproduire non loin des côtes de l’île de Sainte-Marie, dans le nord de Madagascar, l’un des principaux sites mondiauxde reproduction de cette espèce.
2.4 Ressources minières
Le sous-sol recèle de la bauxite, du chrome, du nickel, du graphite, du minerai de fer, du charbon, du pétrole offshore et du cuivre.
3 POPULATION ET SOCIÉTÉ
3.1 Démographie
En 2008, la population était estimée à 20 042 551 habitants.
La croissance démographique, assez élevée, atteignait un taux annuel de 3 p.
100 pour l’année 2008.
Lamortalité infantile s’élevait à 56 p.
1 000, et l’espérance de vie moyenne à la naissance ne dépassait pas 63 ans.
En 2008, la densité globale de population était de 35 habitants au km 2, les Hautes Terres étant plus densément peuplées que les côtes.
Les principales communautés des plateaux sont les Merina, qui représentent le quart de la population, et leurs cousins les Betsileo (12 p.
100).
Les membres de ces deuxgroupes descendent essentiellement d’immigrants venus de Malaisie et d’Indonésie qui colonisèrent Madagascar par vagues successives il y a environ 2 000 ans.
Les régionscôtières sont habitées surtout par des populations métissées de Malais, d’Indonésiens, de Noirs africains et d’Arabes ; parmi ces groupes, citons les Betsimisaraka(7 p.
100), les Sakalava (6 p.
100), les Antaisaka (5 p.
100), les Antondroy, les Mahafaly et les Vezo.
3.2 Langues et religions
Malgré la diversité du peuplement de l’île, une langue commune s’est constituée avec le parler des Merina, d’origine malayo-indonésienne.
Ce malgache (officiellementmalagasy ) est la langue nationale du pays, et l’une de ses trois langues officielles avec le français (pour des raisons historiques) et l’anglais (introduit en 2007 dans le but de développer les échanges commerciaux avec les pays anglophones, et en particulier l’Afrique du Sud).
Environ 41 p.
100 des Malgaches sont chrétiens (protestants et catholiques) ; près de 52 p.
100 ont conservé des croyances traditionnelles, africaines ou malayo-polynésiennes (comme l’exposition des morts) et 7 p.
100 sont musulmans.
3.3 Enseignement et institutions culturelles
Depuis 1976, les six premières années de scolarité sont obligatoires.
En 2000, 66,5 p.
100 des Malgaches savaient lire et écrire ; presque tous les enfants de 6 à 11 ansfréquentaient l’école primaire et 14,3 p.
100 de ceux de 12 à 17 ans étaient inscrits dans le secondaire.
En revanche, seulement 2 p.
100 des jeunes de la classe d’âgepoursuivaient leurs études dans l’enseignement supérieur, l’université d’Antananarivo (1961) étant le principal établissement du troisième degré.
La capitale abrite les grandes institutions culturelles et les bibliothèques touchant à l’histoire et à la littérature : Bibliothèque nationale, bibliothèques de l’Université et del’Académie malgaches.
Le Musée historique et le musée d’Art et d’Archéologie de l’université, eux aussi à Antananarivo, sont les principaux musées et complètent lesorganismes de recherche sur l’histoire du pays.
Les émissions de la radio et de la télévision publiques sont diffusées par Radio-Télévision Malagasy et Radio Madagasikara, deux entreprises publiques.
Les quotidiens lesplus influents sont le Madagascar Tribune, contrôlé par le gouvernement, et le journal d’opposition Imongo Vaovao, tous deux édités à Antananarivo.
3.4 Villes principales
En 2005, seulement 27 p.
100 des Malgaches étaient citadins.
Mais la population des villes augmente de manière cyclique : chaque crise économique dans les campagnesprovoque un afflux de paysans qui retournent chez eux lorsque la situation s’est améliorée.
Antananarivo, la capitale, compte 1 678 000 habitants.
Parmi les autres centres urbains importants figurent Toamasina (137 782 habitants), Mahajanga(106 780 habitants), Toleara (80 826 habitants) et Antseranana (59 040 habitants).
3.5 Institutions et vie politique
3.5. 1 Historique
La Ire république malgache est dirigée par le père de l’indépendance, Philibert Tsiranana, qui aligne sa politique sur celle de la France.
La révolution de 1972 met fin à son régime et marque le début de la « malgachisation » du pays, selon une orientation socialiste.
À partir de 1975, Didier Ratsiraka prend les rênes du pouvoir ; le pays devientla République démocratique de Madagascar, et Didier Ratsiraka (réélu sans opposition en 1982 et 1989) mène une politique d’étatisation de l’économie et, malgré unerhétorique marxiste-léniniste, reste proche de la France.
Soumis à une opposition croissante, il est contraint d’amorcer une démocratisation du régime, avec l’adoption, en1992, d’une nouvelle Constitution, et de céder le pouvoir, avant d’être réélu dès 1996.
La République de Madagascar plonge dans une grave crise politique à l’issue de l’élection présidentielle controversée de décembre 2001, où le président élu, MarcRavalomanana, se voit contester sa victoire par le président Ratsiraka.
La bataille se conclut au printemps 2002, par une décision de la Haute Cour constitutionnelle quidésigne Marc Ravalomanana vainqueur avec 51,5 p.
100 des suffrages.
Bouleversé par la nouvelle donne électorale, le paysage politique malgache, traditionnellement dominé par l’Arema (Avant-garde du renouveau de Madagascar) de DidierRatsiraka, voit émerger en 2002 le TIM (Tiako i Madagasikara, « J’aime Madagascar »), ancienne association de soutien électoral du nouveau président transformée en partipolitique à l’occasion des élections législatives de décembre 2002.
Lors de l’élection présidentielle de décembre 2006, Marc Ravalomanana est réélu dès le premier tour duscrutin avec 54,79 p.
100 des suffrages, loin devant l’ancien président de l’Assemblée nationale, Jean Lahiniriko (11,65 p.
100 des voix), Roland Ratsiraka, neveu de DidierRatsiraka (10,14 p.
100) des suffrages et le chef d’entreprise Herizo Razafimahaleo (9,03 p.
100).
Au lendemain de sa réélection, il fait adopter par référendum (75,3 p.
100de « oui ») une réforme de la Constitution, qui renforce les pouvoirs du président de la République, modifie la structure administrative du pays et introduit l’anglais commelangue officielle, aux côtés du malagasy et du français.
3.5. 2 Organisation des pouvoirs
La Constitution de 1992 instaure un régime de type semi-présidentiel.
Le président de la République est le chef de l’État et le chef de l’exécutif.
Élu au suffrage universeldirect pour un mandat de cinq ans, il est rééligible deux fois.
Il nomme le Premier ministre, qui est le chef du gouvernement, ainsi que les autres membres dugouvernement, sur proposition de ce dernier.
Le pouvoir législatif est exercé par un Parlement bicaméral composé de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Les 160 députés del’Assemblée nationale sont élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans ; le Sénat compte 90 membres, dont deux tiers sont élus au suffrage indirect pour un.
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