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Liban : une reconstruction annoncée

Publié le 06/12/2018

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Seuls 25 % des électeurs, en moyenne, se sont rendus aux urnes, le scrutin étant totalement boycotté dans certaines circonscriptions. Des députés ont ainsi été élus avec moins de cent voix. La nomination de Rafic Hariri au poste de Premier ministre à la suite de cette consultation et l’entrée du pays dans l'ère de la « reconstruction accélérée » ont fait oublier à l'opinion publique internationale que l’intégrité politique du Liban n’a pas été restaurée. Le Premier ministre a pu ainsi mettre en œuvre ses projets en confiant à un monopole privé (SOLIDERE) la responsabilité de la réhabilitation du centre historique et commerçant de Beyrouth, l'État étant dépossédé de ses prérogatives en matière d'urbanisme et de domaine public. Les propriétaires et les ayants droit des biens-fonds sont ainsi devenus les actionnaires forcés de cette société foncière, qui a également l’autorisation d'étendre 

Le Liban apparaît depuis quelques années comme un pays qui a retrouvé la paix et la stabilité après quinze années de violence et de souffrance(1975-1990).

 

L'image qu'en donnent les médias est celle d'un vaste chantier de reconstruction.

 

Un homme, qui a fait fortune en Arabie Saoudite, Rafic Hariri, Premier ministre depuis 1992, est chargé de mener à bien cette politique et impose au « pays des cèdres » une transformation socio-économique qui avait été initiée pendant la guerre et qui est toutefois loin de faire l'unanimité parmi les Libanais.

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