Devoir de Philosophie

Les expériences de gauche en France entre les deux guerres mondiales.

Publié le 17/01/2022

Extrait du document

• Sujet de synthèse qu 'il ne faut surtout pas confondre avec un autre sujet fréquemment posé : La gauche en France, de 1919 à 1939, et que nous traitons par ailleurs.    • Il s'agit, en effet, ici, de traiter les politiques, essentiellement économiques et sociales, suivies par les gouvernements de gauche quand ils étaient au pouvoir.    • Or, si la gauche remporte à trois reprises les élections entre 1919 et 1939 (1924, 1932, 1936), elle ne peut constituer de gouvernements homogènes et tenter une politique qui lui soit propre que pendant deux brèves périodes : 1924-1926 et 1936-1937. Ce sont donc ces deux périodes, à l'exclusion de toute autre, qui doivent être traitées ici.   

« 3.

La justice sociale • La chute du franc.

Lourdes dettes de l'État contractées pendant la guerre (emprunts à l'étranger, bons duTrésor).

La spéculation contre le franc se développe. • La défense des petits épargnants.

La chute du franc affecte les économies des petits épargnants.

Pour enrayer ladégradation de la monnaie, il faut augmenter sensiblement les recettes de l'État.

Le Cartel envisage de « faire payerles riches ».

Caillaux est ministre des Finances. 4.

L'échec • L'échec financier.

Peur des petits épargnants qui demandent le remboursement de leurs bons du Trésor.Spéculation des détenteurs de capitaux qui achètent des livres sterling.

Effondrement du franc : 240 francs pourune livre en 1926 (60 en 1922, 120 en 1924). • L'échec politique.

Herriot renversé par la Chambre pour avoir « crevé le plafond » des avances de la Banque deFrance.

Painlevé puis Briand lui succèdent.

Mais, en 1926, la majorité du Cartel se dissocie.

Appel à Poincaré pour ungouvernement d'Union. II.

L'expérience du Front populaire (1936-1937) Alliance électorale (communistes compris : la « main tendue »; ralliement de catholiques : Mauriac, Bernanos,Mounier).

Triomphe électoral : 378 députés.

Gouvernement Blum; pas de participation communiste.

Situationdélicate : crise économique, crise sociale (près de 1 million de chômeurs, grève générale avec occupation d'usines) ;tensions et conflits internationaux : remili-tarisation de la Rhénanie (mars 1936), victoire italienne en Éthiopie, laguerre d'Espagne débute en juillet. 1.

La défense de la démocratie • Pas de révolution.

Respect des règles de la démocratie parlementaire.

Blum constate : majorité de gauche maispas de majorité des partis prolétariens.

Thorez : « Il faut Savoir finir une grève.

» • La vigilance antifasciste.

Dissolution des ligues.

Les « croix de feu » forment le Parti social français (P.S.F.).

Maisbagarres meurtrières : P.P.F.

de Doriot et P.S.F.

contre communistes.

Attaques violentes de la presse de droitecontre le ministre de l'Intérieur, R.

Salengro, qui se suicide. 2.

La défense de la paix • Opposition idéologique nette aux fascismes.

Crainte de leur renforcement et de leur politique agressive. • Pacifisme de l'opinion publique : « Pas de canons, du beurre! » • La non-intervention en Espagne.

Opposition des radicaux à toute intervention.

Blum craint la guerre civile enFrance.

Mais aide discrète.

Départ de volontaires dans les brigades internationales (Malraux, Marty). • Un effort de réarmement.

Mais manque de main-d'œuvre qualifiée (réduction du temps de travail).

Tactique tropdéfensive, fondée sur l'infanterie et la ligne Maginot, de l'État-Major. 3.

Des réformes économiques et sociales Le programme : « Ni déflation, ni inflation, mais reflation ». • La lutte contre la crise.

Relance de la consommation : augmentation de salaires; O.N.I.B.

(Office du blé).

Projetsde grands travaux. • Un bond en avant social.

Congés payés.

Quarante heures.

Conventions collectives, droit syndical et délégués dupersonnel. • Des réformes de structure.

Pour assurer un contrôle de l'État sur la vie économique : réforme de la Banque deFrance, S.N.C.F., nationalisations des industries aéronautiques et de quelques usines d'armement. 4.

L'échec • L'échec financier.

Inflation.

Fuite des capitaux (pas de contrôle des changes).

Dévaluation : franc Auriol. • L'échec économique.

Reprise insuffisante de la production : les patrons ne veulent pas investir; réductionimportante de la durée du travail mal compensée par l'embauche de chômeurs. • Un échec social partiel.

Amélioration des conditions de vie et de travail mais augmentation du coût de la vie. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles