Les différentes représentations de l'Histoire (linéaire ou circulaire, long fleuve ou éternel retour)
Publié le 21/03/2012
Extrait du document

a)
L’histoire, c’est tout d’abord l’étude des faits, d’un ensemble d'événements qui se déroulent dans le temps.
En un second sens, l'histoire est un récit, elle est la construction d'une image du passé par des historiens qui tentent de décrire, d'expliquer ou de faire revivre des temps révolus.
Ou simplement, il est possible de garder le terme unique de l’historien belge Henri PIRENNE : L’Histoire est récit explicatif de l'évolution des sociétés humaines dans le temps.

«
une fois pour toutes.
Dès lors, le temps apparaissait dans la représentation chrétienne comme une
ligne sur laquelle sont marqués les événements : la genèse, la chute, la révélation faite à Moïse, la
naissance du Christ, la montée au Calvaire, la Résurrection et, dans les temps à venir, la Cité de Dieu,
comme le dit Saint Augustin.
Il fallait alors imaginer à côté des débuts des temps, une fin des temps,
l’Apocalypse, ce qui n’a de sens que dans une conception du temps sous forme de droite.
Aujourd’hui encore, la théologie chrétienne reste attachée à cette représentation linéaire du temps
et quand il s’agit de mettre en valeur la vision chrétienne du monde pour en montrer la supériorité, il
est d’usage de prendre le contre-pied de la représentation cyclique du temps et d’affirmer la valeur
d’une représentation linéaire du temps.
De temps en temps, cette représentation du temps et se métamorphose.
Et la plus extraordinaire
métamorphose de la représentation linéaire du temps n’est rien moins que le mythe du progrès
qui voit le jour à l’aube de la techno-science moderne.
La croyance rationaliste en un futur orienté
vers le progrès est la composante majeure de l’idéal du siècle des Lumières.
Si l’on veut bien en effet
conserver l’image de la ligne, il suffit de remplacer le début, les étapes et la fin.
La droite du temps
est tracée, l’avenir est radieux, la grande route droite du progrès s’ouvre devant nous et nous
pouvons, ivre de fierté, considérer le passé révolu comme une masse de superstitions grotesques,
comme une errance de l’humanité dans une barbarie heureusement révolue.
b) Passé, futur et présent
Cette analogie de la ligne est-elle pertinente ? Elle suggère en effet que le passé et le futur ont des
similitudes (demi-droites), qu’ils ont en commun une réalité qui serait l’infinité de la durée.
Quant au
présent, il n’est qu’un point entre deux infinis, le tout de la durée.
Dès lors, quelle réalité devons-
nous accorder au passé, au présent et au futur ?
Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations
successives du monde et s'oppose au futur sur une échelle des temps centrée sur le présent.
Grâce à
la sauvegarde d'une chronologie des faits antérieurs, à leur compréhension et à ses capacités de
mémorisation, l'être humain est capable de déterminer un concept du passé qui s'intègre dans une
théorie de la connaissance universelle.
Le passé parvient à notre conscience à travers nos souvenirs.
Le passé paraît donc être un mode qui
appartient en propre à la conscience.
Le passé est structuré dans le présent à travers le flux de la
conscience : nos pensées viennent et s’en vont sous forme de brefs éclairs.
Ce qui fait le passé, ce
n’est pas la réalité mais la présence des souvenirs.
Partant, quelle réalité lui accorder ? Celle qui
désigne le mode de conscience du passé : le passé désigne un plan essentiel de la réalité, le Devenir.
En effet, si rien ne devenait, si rien ne changeait, si tout restait immobile, il n’y aurait pas de passé.
C’est le Devenir qui fait que le passé tombe de lui-même dans la nuit et qu’il s’enfuit.
Qu’en est-il alors du futur ? Peut-il avoir un statut différent de celui du passé ?
Le futur , ou l' avenir , est l’ensemble des configurations possibles d'un système qui n'ont pas eu lieu.
Dans la ligne du temps, le futur vient après le présent et le passé.
Les membres de l'espèce humaine,
à partir d'un certain âge, se distinguent par des capacités élevées cognitives, de conceptualisation et
d'imagination qui leur permettent d'envisager le futur proche et de s'y projeter, mais aussi
d'imaginer des futurs possibles plus lointains où vivront ce qu'on appelle maintenant les générations
futures..
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