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Les conséquences de la grande dépression mènent à la Seconde Guerre mondiale

Publié le 23/03/2019

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Les conséquences de la grande dépression mènent à la Seconde Guerre mondiale

 

 

Ce qui est impressionnant dans une tragédie, c'est la fatalité. Dès que le rideau se lève, dèsque lesacteurs et le décor apparaissent, on sait qu'il sera impossible aux innocents et même aux courageux, d'en sortir, qu'ils seront broyés, voués au plustriste sort. Tout se met en place dès le premier acte, pour préparer le malheur.

 

Les années 30 sont le premier acte de la tragédie qui culminera avec la Seconde Guerre mondiale, l'holocauste, la ruine de l'Europe, les souffrances accumulées de dizaines de millions d'enfants, de femmes et d'hommes.

 

Les Français, vers la fin de ces années-là, chantent pourtant une chanson très drôle : << Tout va très bien, madame la marquise... ». Mais si l'on étudie bien les paroles de cette chanson, on comprend qu'ils ne sont pas dupes ; la marquise à qui les domestiques serinent, au refrain, que tout va très bien, apprend, de couplet en couplet, que son château a brûlé, que son mari, ruiné, s'est suicidé. Bref, tout va très mal.

 

Ainsi vont les années 30. Elles présentent une face brillante, surtout dans le domaine culturel : le cinéma produit des films qui font aujourd'hui figures de classiques ; de

 

même la littérature avec Mauriac, Cocteau, Céline, Morand, Prévert, Claudel et tant d'autres ; de même les arts plastiques, de même... \"Mais on n'en finirait pas de tout citer. Voilà pour laface brillante à laquelle on peut ajouter les progrès des sciences.

 

La face noire, hélas, l'emportera. Le décor, c'est la grande crise économique surgie à la fin de la décennie précédente. Elle a multiplié les sans-travail, sans-argent, sans-pain et sans-toit. Ils fourniront une masse de manœuvres aux démagogues de tout poil. Les acteurs, eux, se nomment Staline, Mussolini, Franco, Hitler. C'esttout dire. Ils ont ceci de commun, ils vénèrent le même dieu, l’État. Pour eux, l’État compte plus, infiniment plus que l'individu, que la personne. Pour le bien de l'État, on peut bafouer les droits de l'homme. Pour le bien de l'État, on peut emprisonner, assassiner, pendre et fusiller. Bref, exterminer. La guerre n'est pas commencée que chacun d'entre eux s'y emploie. Dans son propre pays ou dans ceux qu'il conquiert.

 

Bien que Joseph Staline ne soit pas en reste, Adolf Hitler joue alors le premier rôle, le plus évident. Utilisant avec une habileté consommée les sentiments d'humiliation dont souffrent lesAllemands depuis le traité de Versailles, proclamant la supériorité de leur race, ilveut remodeler la carte de l'Europe, créer un nouvel empire.

 

En face, les démocraties se montrent aveugles ou divisées. Beaucoup ne mesurent pas les enjeux, le dangerdetous les totalitarismes. D'autres se mettent à leur service. Droite et gauche s'opposent,

« Les conséquences de la grande dépressi on mènent à la Seconde Guerre mondiale C e qui est impress ionnant dans une tragédie, c'est la fata lité.

Dès que le rideau se lève, dès que les acteurs et le décor apparais sent, on sait qu'il sera imp ossible aux innocents et même aux cou rageux , d'en sortir, qu'ils seront broyés, voués au plus triste sort.

Tout se met en place dès le premier acte, pour préparer le malheur.

Les années 30 sont le premier acte de la tragédie qui culminera avec la Seconde Guerre mondiale, l'holoca uste, la ruine de l'Eur ope, les souffrances accumulées de dizaines de milli ons d'enfan ts, de femmes et d'hommes.

Journaliste, écrivain, Jacques Duquesne est un témoin privilégié de notre siècle.

Ayant travaillé successive# mene à Ln Croix, à L'Express, au Point, entre autres, il a pu observer l'évolution de notre société à la lumière de son histoire proche.

Nul n'est mieux placé que lui pour présenter Média.thèque �cent ans d'hiswire contemporaine.

Les Français, vers la fin de ces anné es-là, chantent pourtant une chanson très drôle :. »

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