Le système fiscal sous les Lagides
Publié le 13/10/2013
Extrait du document
|
«
responsables financiers des
revenus royaux
à l'échelle du
nome,
la bonne marche de la
procédure .
Celle-ci se dérou
lait de la manière suivante :
choisis par
l' économe parmi
les candidats les plus offrants,
les fermiers, des Grecs, des
Égyptiens ou des Juifs -par
fois
appelés telônai comme à
Athènes -s'engageaient à
fournir au Trésor royal une
somme convenue
à l'avance
et s'occupaient ensuite de
percevoir
l'impôt pour lequel
ils s'étaient engagés auprès
de
l'État.
Lorsque les sommes
perçues dépassaient
le mon
tant fixé, ils gardaient pour
eux la différence.
Cet
appât était nécessaire,
car
il semble qu'il n'ait pas
toujours été facile de trouver
des volontaires, ceux- ci ris
quant aussi, les mauvaises an
nées, de voir leur propre ri
chesse immobilière, placée en
gage , saisie par
les services
royaux.
Pour réduire
les ris
ques,
les fermiers pouvaient
prendre
des associés, créant
ainsi une
véritable compa
gnie fermière.
Fondé
tout de même
sur
l'attrait d'un béné
fice
facile, le système pouvait
entraîner des abus de la part
de fermiers peu scrupuleux,
prêts à tout pour rentrer dans
leur frais et n'hésitant pas à
user de la violence à l'encon
tre des contribuables pour
leur extorquer davantage
d'argent.
L'imposition
de la terre
0
utre les impôts affermés,
le Trésor royal tirait une
part importante de ses res
sources de l'imposition des
revenus de
la terre.
En fait , la situation pouvait
être très différente et s'éloi
gner considérablement de ce
que l'on entend par impôt
su ivant le régime auquel la
terre était soumise.
En effet,
si la majorité des terres était,
comme au temps
des pha
raons, propriété du roi, une
partie non
négligeable du sol
était concédée à des particu
liers -soit des Grecs, que le
roi souhaitait récompenser,
soit des soldats - ou aux
dieux, par
l'intermédiaire des
temples.
Certes, à certaines
époques,
des taxes foncières
de diverses natures
frap
paient l'ensemble de ces
terres, mais elles ne compen
saient
pas l'absence de loyer.
La terre royale était en effet
donnée en bail à des cultiva
teurs, qui, en outre , devaient
rembourser
les prêts de se
mences
et d'outils agricoles,
fournis par les services cen
traux .
Les paysans devaient
ainsi payer un
loyer en blé,
fixé à l'avance par contrat en
fonction des prévisions, qui
pouvait représenter les bon
nes années près des
deux
tiers de la récolte ..
»
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