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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT DES ETATS-UNIS

Publié le 19/01/2012

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etats unis

 

En dépit de ses qualités, la Constitution n'était qu'une charpente: c'est au nouveau Gouvernement qu'allait revenir l'honneur d'en faire un édifice et même un monument. Il y fut aidé par le fait que cinquante-quatre des membres du premier Congrès avaient participé aux délibérations de Philadelphie ou de l'une des Assemblées des Etats qui avaient ratifié la Constitution ; tous, sauf sept, avaient été partisans de la ratification. D'autre part, la présence inninterrompue de George Washington à la Présidence pendant deux termes de quatre ans (le second accompli à son corps défendant) aida à donner aux travaux des législateurs la continuité nécessaire : l'influence du Père de la Patrie en tant que chef de l'Etat fut presque aussi décisive que la façon dont il exerça ses fonctions de Commandant en chef au cours de la guerre. Parce qu'il s'en est acquitté avec dignité et sans éclat, on a parfois sousestimé le rôle qu'il a tenu dans la vie du nouvel Etat, notamment lorsqu'il dut choisir entre la politique de Hamilton et celle de Jefferson.

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« Si l'on entend souvent dire que les Etats-Unis sont une «monarchie élective», c'est en raison de la tendance cons­ tante à accroître les pouvoirs conférés au Président, ten­ dance qui s'est manifestée presque constamment au cours de l'histoire, et qui était déjà sensible à l'époque ; mais George Washington comprenait que tous les actes de la jeune République allaient prendre le caractère d'un pré­ cédent : aussi, dans son bon sens et sa modération, veilla-t­ il à ce que l'on avançât avec prudence pour main~nir l'équilibre entre le pouvoir exécutif et les représentants élus au Congrès par le peuple.

· Comme la plupart de ses contemporains, il souhaitait que l'Exécutif pût travailler avec le Sénat ; mais réaliser urie collaboration aussi étroite qu'il le désirait s'avéra plus dif­ ficile qu'on ne l'avait cru.

Cette assemblée ne comptant que vingt-deux membres au début, le Président voulait en faire une sorte de « conseil restreint » ; mais elle s'y refusa et, après avoir essayé en vain de la constùter au sujet d'un traité avec les Indiens, George Washington (imité en cela par ses successeurs) prit le parti de conclure les traités de sa propre initiative et de ne les soumettre à la ratifica­ tion du Sénat qu'après la signature ; il continua cependant à se présenter en personne devant le Congrès pour lui faire part de ses « Messages » sur la situation.

Dans le même ordre d'idées, le Secrétaire au Trésor 1 Hamilton au­ rait voulu présenter lui-même aux Chambres les mesures qu'il préconisait, mais il dut y renoncer devant l'opposition de Jefferson, Secrétaire du Département d'Etat 2 et de Madison, un des leaders de la Chambre.

En conséquence, le Cabinet et les chefs administratifs (dont les réunions n'étaient même pas prévues par la Constitution) finirent par prendre beaucoup d'initiatives et par ne se sentir respon­ sables devant personne si ce n'est le chef de l'Etat même.

Dans le premier Cabinet figuraient des représentants de di­ verses tendances politiques -Hamilton et Jefferson, par exemple - et géographiques -deux Méridionaux et deux représentants des Etats du Nord.

(Cette pratique d'équilibrer 1.

Ministre des Finances.

2.

Premier en rang de membres du Cabinet.

Ce c Secrétaire " conseille le Président en ce qui concerne la politique étrangère.

(N.d.T.). »

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