La Révolution des Oeillets
Publié le 26/03/2019
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La Révolution des Œillets
En 1974, des officiers de la gauche libérale mettent fin à la dictature qui règne depuis des décennies. Ils ouvrent ainsi la voie vers un renouveau social et économique qui mènera le Portugal à la démocratie.
Depuis la fin des années 50, le pouvoir autoritaire d'Oliveira Salazar se trouve sous la pression de l'opposition. Au milieu des années 60, des monarchistes, des libéraux, des socialistes, des communistes et même une partie de l'Église s'unissent dans la résistance contre le régime, qui a conduit le pays dans une crise profonde. Le Portugal consacre 40 % du budget de l'État
Mario Soarès (là droite), chef du gouvernement à partir de 1975
uniquement pour garantir le maintien de ses territoires africains (Angola, Mozambique, Guinée-Bissau). Il se constitue dans l'armée un groupe d'officiers qui cherche à mettre un terme aux guerres coloniales : le Mouvement des forces armées.
Les officiers qui jouent un rôle dominant sont les généraux Francisco da Costa Gomes et Antonio de Spinola : ils s'engagent à obtenir l'autonomie des colonies. Spinola se fait même un nom en faisant signer une paix d'arbitrage en Guinée. La parution de son livre Le Portugal et son avenir entraîne son limogeage. Il finit par déclencher le putsch militaire du 25 avril 1974.
«
Spinola
chef d'État provisoi re.
Les
hommes politiques rentrent d'exil ;
on forme à nouveau des partis
comme le Mouvement démocra
tiq ue, la Parti populair e, le Parti
commun iste et le Parti socialis te sous
la di rection de Mario Soarès.
Bi entôt, le Mouvement des Forces
armées devient la force dominante
du pays.
Lorsque , en sept embr e,
contre la volonté de Spinola , il
amor ce une orien tation socialis te,
celui-ci se retire et remet le pouvoir
à son collègue da Costa Gomès.
Un
an ap rès, ont lieu les élec tions
de l'Ass emblée constituante.
L'ar
mée garde une influence décisive sur
la politique et met sur pied le
Conseil de la Révolution qui occupe
des fonctions importantes dans les
an nées qui suivent.
Au printemps 1975, un putsch de
dr oite échoue comme celui des
communis tes en novembre 1976.
Les
éle ctions de 1976 clarifient la situa
tion en faveur des socialis tes et des
forces bourgeois es.
Soa rès forme
alor s un gouvernement minoritaire.
Hommes
politiques
de la fin de la dictature
Né en 1924
Mario Soarès
Fils lui-même d'un résistant,
cet étudiant en droit fait déjà
partie de l'opposition à la
dictature de Salazar.
Plus tard,
il compte parmi les avocats de
la défense les plus connus au
cours des procès politiques.
Sa
critique du régime lui vaut
l'exil en 1970.
Il crée alors le
parti socialiste.
En 1974, il
rentre et exerce des respon
sabil ités dans divers ministères
du gouvernement de transi
tion, avant d'être chargé de la
fonction de Premier ministre.
Après des succès divers en
tant que chef de parti et de
chef de gouvernement il est
élu en 1986 président de la
République.
Né en 1935
Antonio Ramalho Eanes
Commandant dans les armées
colonial es, Eanes entre en
contact avec Spinola et
appuie la révolu tion.
En
novembre 1975, il ordonne la
répression de la tentative de
putsch de gauche et garantit 1974
la tenue des élections Ant6nio Ramalho Eanes
légis latives d'avril 1976.
Il se
porte candidat aux premières
élections présidentielles libres
de 1976 et est élu.
Né en 1939
Anibal Cavaco Silva
Ce spécialiste des questions
financières et économiques,
s'engage à partir de 1975
dans un parti plutôt prag
matique qui se nommera plus
tard le Parti social démocrate
(PSD).
Au début des années
80, il est chargé de diverses
responsabilités ministérielles
et, en 1985, forme un gouver
nement minorita ire qui
échoue.
Mais peu après de
nouvelles élections lui don
nent la majo rité absolue, si
bien qu'il peut poursuivre sa
politique économique.
Né en 1939
Jorge Fernando de Sampaio
Avocat sous la dictature, il
défend les détenus politiques
et assure plusieurs respon
sabilités dans les ministères
après la Révolution de 1974.
Membre du parti socialis te
depuis 1978, il est élu plu
sieurs fois député et.
en 1989,
prend la charge de maire de
Lisbonne.
Le 14 janvier 1996,
le peuple l'élit comme succes
seur de Soarès à la présidence
de la République..
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