La naissance des villes
Publié le 13/03/2012
Extrait du document
Les villages du Proche-Orient subvenaient à leurs besoins en cultivant le blé et en élevant le bétail. lls ne comptaient pas plus de quelques centaines d'habitants, qui vivaient dans des maisons en torchis, ou mélange de paille et de terre glaise qui durcit au soleil. Les poutres de la toiture étaient recouvertes de paille, puis d'une épaisse couche d'argile. De nombreuses tâches s'effectuaient collectivement, ce qui n'empêchait pas une certaine division du travail. La population ne se composait pas uniquement d'agriculteurs, il y avait aussi des potiers et autres artisans.
Comme la prospérité et la relative richesse de ces petites communautés excitaient la convoitise des tribus démunies qui vivaient dans le désert, les razzias étaient fréquentes et dégénéraient en tuerie et en pillage systématiques. ll ne subsistait que des pans de murs noircis et des cendres dans les villages ainsi attaqués.
«
l'ancienne ville ont livré un grand nombre de statuettes, de
bijoux et de pierres fmement taillées, prouvant que des
transactions commerciales fructueuses avaient apporté la
prospérité dans la région.
Les villages paysans du Proche-Orient étaient de petites
communautés autonomes qui n'entretenaient aucune rela
tion entre
elles.
Ce n'est qu'entre 4000 et 3500 av.
J.-C.
qu'une nouvelle évolution bouscula
les traditions et permit
aux
villages de se développer.
Les lieux, modestes à l'ori
gine, où
les autochtones présentaient des offrandes à leurs
dieux,
se transformèrent peu à peu en de véritables tem
ples de belles dimensions.
Les villages prirent de l'expan
sion jusqu'à devenir des
villes.
Jéricho et Çatal Hôyük
n'étaient plus
les seules agglomérations à mériter ce nom.
Comme
les destinées urbaines dépendaient d'une autorité,
l'écriture naquit de la nécessité de régler
les rites religieux
ou
les termes d'importantes conventions.
Des techniques
nouvelles furent inventées et la division du travail s'accen
tua.
L'apparition des
villes constituant un phénomène impor
tant, leurs habitants étaient conscients du caractère parti
culier de leur établissement.
La vie y était bien différente
de
celle des campagnes envirorinantes.
Elle était plus
bruyante et plus animée, mais aussi plus facile.
Des rem
parts impressionnants assuraient une certaine protection à
la population et préservaient son intimité.
La cité s'organi
sait en une communauté structurée, une sorte d'Etat.
A sa
tête, un chef,
un «roi», tenait les rênes du pouvoir.
ll veil
lait à l'ordre, édictait des lois et des règlements, et organi
sait la défense en cas de guerre.
n jouissait d'une grande
puissance et s'en servait pour conquérir
les régions qui
entouraient sa
ville et parfois même d'autres villes.
C'est
ainsi que furent créés
les premiers royaumes.
Cependant,
ces royaumes s'affrontaient fréquemment, et les guerres
qui
les opposaient étaient sanglantes.
En Mésopotamie, région
d'Asie qui s'étend entre
le Tigre et l'Euphrate, les
royaumes apparaissaient et disparaissaient à un rythme
accéléré.
Les invasions de peuples originaires des steppes
orientales contribuèrent à faire naître
le chaos.
L'Egypte évolua différemment.
Les cellules citadines
se
regroupèrent en agglomérations plus importantes, pour ne
former enfm
qu'un seul royaume avec, à sa tête, un chef
tout puissant,
le pharaon.
Les dynasties se succédaient,
mais l'Egypte restait groupée sous
les dynasties successi
ves.
La vallée de l'Indus, aux Indes, connut à cette époque un
degré de civilisation comparable à celui de la Mésopotamie
et de l'Egypte.
Les hauts lieux de la protohistoire indienne
s'appelaient Harappa, au sud-est de l'actuelle Lahore, et
Mohenjo-Daro, sur la rive droite de l'Indus.
Les vestiges
de
ces villes en dégagent le tracé très étudié, avec des rues
et
des maisons invariablement orientées selon une ligne
nord-sud.
La cité se composait d'habitations individuelles,
mais aussi d'édifices publics, comme des thermes et des
temples.
Certains experts ont avancé que
les cités de la val
lée de l'Indus étaient des «colonies» de la Mésopotamie.
ll
semble, cependant, que
les relations entre ces deux terri
toires
se limitaient à des échanges commerciaux.
L'écri
ture connue à Harappa et Mohenjo-Daro est d'ailleurs
très différente de l'écriture cunéiforme utilisée en Mesopo
tamie.
Toutefois, l'écriture d'Harappa
n'a pas encore été décryp
tée.
Ci-dessous: Ninive était, depuis le VIf< siècle av.
J.-C., la capitale de
l'Assyrie.
On retrouve de nombreux bas-reliefs dans les ruines de son
palais royal.
Celui-ci représente des soldats assyriens tentant d'envahir
une
ville ennemie .
Installés dans une tour d'assaut, ils font tomber une
pluie de flèches sur leurs adversaires tandis que, avec un bélier, ils
essaient d'enfoncer
les murailles de la ville assiégée..
»
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