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La marche à la guerre de la France révolutionnaire

Publié le 30/08/2013

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Toute réponse évasive ou dilatoire seront regardées comme une déclaration de guerre «. En prince modéré, Léopold II reste évasif et fait traîner les choses. Lessart aussi. L'empe­reur a jusqu'au lez mars pour donner sa réponse. Malheu­reusement, la mort — le jour même de l'échéance de l'ulti­matum — l'en empêchera.

 

Le 9 mars, Louis XVI remercie Narbonne. Lessart, pour ne pas avoir rendu compte de la réponse évasive de Vienne, est traduit devant la Haute Cour. Les Feuillants sont rem­placés au Gouvernement par

« Robespierre s'oppose à la guerre Mais, au club des Jacobins, Robespierre s'oppose violem­ ment à Brissot.

Le 12 décem­ bre, il conteste le bien-fondé d'une guerre à l'extérieur, nul n'étant en mesure de prévoir l'issue du conflit.

Par ailleurs, il est persuadé que les enne­ mis de la Révolution sont à Paris, et non à Coblence.

« Je veux aussi la guerre, mais comme l'intérêt de la Nation le veut.

Domptons d'abord nos ennemis du dedans et ensuite nous marcherons contre tous les tyrans de la terre ! » Le Il janvier 1792, le comte Louis de Narbonne, fils natu­ rel de Louis XV et ministre de la Guerre, de retour d'une tournée d'inspection des trou­ pes, affirme que la France révolutionnaire peut compter sur son armée et que la disci­ pline règne dans ses rangs.

Il renforce ainsi les convictions des bellicistes.

Louis XVI, lui aussi, est partisan de la guerre.

«Au lieu d'une guerre civile, ce sera une guerre politique et les choses seront bien meilleures », écrit-il dans une lettre secrète au baron de Bre­ teuil, son ancien ministre.

Marie-Antoinette pense de même que, en cas de défaite comme de victoire, le conflit ne pourra que raffermir la royauté.

« Les imbéciles ne voient pas que s'ils font une telle chose, c'est nous servir ( ...

).

Il faudra bien ( ...

) que toutes les puissances s'en mêlent pour défendre les droits de chacun », écrit-elle à Mercy-Argenteau.

Mais les patriotes ne sont pas dupes et vilipendent à l'envi le « comi­ té autrichien » des Tuileries.

Léopold Il meurt mal à propos ...

Léopold Il, apaisé par Claude de Lessart, le ministre des Affaires étrangères, engage l'Électeur de Trèves à disper­ ser les émigrés, mais prévient qu'il se portera au secours des princes rhénans s'ils sont atta­ qués.

L'Assemblée, enflam­ mée, lui demande le 25 jan­ vier « s'il entend vivre en paix et bonne intelligence avec la Nation française, s'il renonce à tout traité, convention dirigés contre l'indépendance et la sûreté de la Nation ...

Toute réponse évasive ou dilatoire seront regardées comme une déclaration de guerre».

En prince modéré, Léopold II reste évasif et fait traîner les choses.

Lessart aussi.

L'empe­ reur a jusqu'au 1"' mars pour donner sa réponse.

Malheu­ reusement, la mort -le jour même de l'échéance de l'ulti­ matum- l'en empêchera.

Le 9 mars, Louis XVI remercie Narbonne.

Lessart, pour ne pas avoir rendu compte de la réponse évasive de Vienne, est traduit devant la Haute Cour.

Les Feuillants sont rem­ placés au Gouvernement par L'APPEL A LA GUERRE D'UN GIRONDIN Le 29 novembre 1791, Maximin Isnard, député du Var, lance à l'Assemblée un vibrant appel : « La voie des armes est la seule qui nous reste contre des rebelles qui ne veulent pas rentrer dans le devoir.

En· effet, toute idée de capitulation serait un crime de lèse-patrie ...

Nos adversaires sont les ennemis de la Constitution ; ils veulent, par le fer et la famine, ramener les parlements et la noblesse et augmenter les prérogatives du roi, d'un homme dont la volonté peut paralyser la volonté de toute une nation, d'un homme qui dévore trente millions quand des millions de citoyens sont dans la détresse.

Disons à l'Europe que le peuple français, s'il tire l'épée, en jettera le fourreau ; qu'il n'ira le chercher que couronné des lauriers de la victoire ; et que si, malgré sa puissance et son courage, il succombait en défendant la liberté, ses ennemis ne régneraient que sur des cadavres.

Disons à l'Europe que si les cabinets engagent les rois dans une guerre contre les peuples nous engagerons les peuples dans une guerre contre les rois.

» les Girondins, nettement plus agressifs.

Le 27 mars, l'Assem­ blée somme le successeur de Léopold II, François Il, de ces­ ser de s'armer et de protéger les émigrés.

Celui-ci, beau­ coup moins accommodant que son père, prend aussitôt parti pour les princes alle­ mands de la rive gauche du Rhin qui, vassaux du roi de France, protestent contre l'abolition des droits féodaux et exigent la restitution d'Avi­ gnon au Saint-Siège.

Désor­ mais, la guerre est inévitable.. »

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