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Jan Potocki, pionnier , polonais en Egypte

Publié le 06/11/2014

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egypte

bouins à longue queue « [qu'il ne croit] pas avoir été connus de M. de Buffon « ; combats avec des couleuvres « de plus de dix pieds de longueur... « Enfin, l'écrivain admire le spectacle des raghonaz, les danseuses du ventre, qui s'avancent masquées.

Notre Polonais raconte lon­guement la fête du Nil, qui sa­lue le retour de la crue : « Les rues, les fenêtres et les toits étaient remplis de monde. L'eau ayant tardé à venir, on a remarqué un peu d'inquiétu­de, mais son abondance a bientôt rassuré tout le mon­de, et ce malheureux peuple a poussé des cris de joie sans songer que la faim en ferait périr une partie avant qu'il pût voir cette récolte dont il

promettait tant de bien. Rien n'égale le respect supersti­tieux des habitants de l'Égyp­te pour le fleuve qui les nour­rit. Quelques-uns se faisaient un plaisir de traverser dans tous les sens cette eau bour­beuse

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« --.

-----=: .:; Famine au Caire L e jeune Polonais arrive dans une ville ravag ée par les épid émie s et les disettes .

« Depuis près d'un mois la fa­ mine d é so le cette vill e im­ mense ».

C'est par ces mot s qu'il comm enc e un e lettre écrite à sa mère, dans laquel ­ le il ex plique que s'il avait en­ t e ndu p a rler de la famine dans le s liv res d 'h is t o i re, il n'en ava it jam ai s mes uré l' horreur .

Il attribu e cette fa­ mine à la mauva ise gest ion des beys, qui ont vendu les ré­ coltes alors celle s-c i ne s uff i­ saient pas à nourrir le peuple égyptien .

Qui plus est , la peste s'abat sur les malheureux ha­ bitants du Caire : « A présent les rues sont jon chées de v ie illards, de fe mm es et d 'en ­ fants nus, exténu és par la faim et défigurés par une maig r eur effrayante.

Il est inutil e de vouloir donner l'aumône, car elle ne manque guère d'occa­ sionner des querelles, et le plus fort l'a bientôt enlev ée à ce lui qui en aura it le plus be­ soin, et que sa fa ib le s se em ­ p ê che déjà de se défe ndre.

» Et Potocki de rappeler que chez les plus r iches la nourr i ­ ture est surabondante .

Plus loin dans la mêm e lettre, il poursuit : «Une femme me montrait son enfant qui ve­ nait d'e xp irer faute de nourr i­ ture : d'autres aff amés qu i n 'avaient plus la force de se soutenir s'appuyaient contre les murailles pour pouvoir ar­ river jusque sous mes fenêtres; quelques-uns tombaient en chemin .

J'ai jeté de l'argent dans la rue, mais cette géné­ rosité a fait un mauvais eff et car tous les mendiants du quartier se sont mis à assiéger la maison et ils y sont encore à pousser des cris affreux.

» Spectacle des rues e t fête de la crue P otock i se délecte du spec ­ tacle des rues cai rotes : ca­ melots faisant danser des ba -. »

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