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Indonésie de 1990 à 1994 : Histoire

Publié le 16/01/2019

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Depuis plusieurs années, la situation politique indonésienne témoigne, dans l’ensemble, d’une remarquable stabilité : celle-ci s’est confirmée durant la première moitié des années quatre-vingt-dix. En avril 1991, la création d'un Forum démocratique animé par Abdurrahman Wahid, le président du Nahdatul Ulama - la plus grande organisation musulmane du pays -, aurait pu inquiéter un régime assez autoritaire ayant toujours entretenu des rapports difficiles avec les musulmans. Mais ce Forum ne se donne aucun objectif politique précis, si ce n’est de favoriser la tolérance. Son action peut être considérée comme un frein à l’intégrisme et, donc, satisfaire le gouvernement. La stabilité du régime est également illustrée par les résultats des élections législatives de juin 1992, qui concernent quatre cents députés sur cinq cents, les cent sièges restant étant pourvus par le président pour y représenter l'armée.

 

Le Golkar, parti au pouvoir, le Parti de l'unité et du développement (PPP, un parti musulman), et le Parti démocrate indonésien (PDI), qui représente la minorité chrétienne, obtiennent respectivement 68 % ; 17,5 %, et 15 % des voix. Ce scrutin traduit un léger

 

recul du Golkar par rapport aux élections de 1987, mais l’enjeu essentiel demeure l’élection présidentielle prévue au printemps 1993. Seul candidat et briguant un sixième mandat de cinq ans, le président Suharto s’est attaché à réduire l’opposition musulmane en faisant le pèlerinage de La Mecque (juin 1991) et en créant une banque musulmane, la Bank Muamalat Indonesia (mai 1992). Il est finalement réélu le 10 mars 1993 par le Congrès, une assemblée de mille membres comprenant les cinq cents députés du Parlement et cinq cents membres désignés par le pouvoir. La vice-présidence revient au général Try Sutrisno, qui dispose de l’appui de

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« importante, qui se traduit par une dette élevée, de l'ordre de 80 milliards de dollars en 1994.

À l'échelon international, enfin, l'Indonésie a poursuivi sa politique régionale active.

Djakarta a joué un rôle de premier plan dans le règlement du conflit cambodgien en coprésidant avec la France les deux conférences de Paris de 1989 et 1991, et en envoyant au Cambodge en 1992 quelques Casques bleus dans le cadre de la force des Nations unies.

Par ailleurs, l'Indonésie a tenté d'amorcer en juillet 1991 (conférence de Bandoung) une vaste consultation concernant les revendications sur les îles en mer de Chine du Sud, qui divisent les États riverains : Malaysia, Philippines, Viêt-nam et les deux Chines.

Enfin, elle participe activement à l'établissement de la zone de libre­ échange de I'ANSEA avec la Malaysia, Singapour, les Philippines, la Thaïlande et Brunei.

Toutefois, dans ce domaine, inquiète pour la survie de ses jeunes industries, elle s'est montrée nettement plus réservée que des pays comme Singapour, la Thailande ou même la Malaysia, tous beaucoup plus développés.

De façon plus générale, elle s'est efforcée de poursuivre une diplomatie équilibrée.

En 1991, elle rétablit ses relations diplomatiques avec la Chine populaire, après vingt­ quatre ans de «suspension » ; depuis 1992 (et jusqu'en 1995), elle préside le mouvement des pays non alignés ; enfin, en 1993, elle conclut avec les États-Unis des accords permettant à la VII• flotte américaine de bénéficier de certaines facilités d'accès aux ports indonésiens.

Cependant, la question du Timor oriental n'est pas résolue.

Tout en poursuivant la répression dans ce territoire annexé en 1976, le gouvernement semble esquisser une ouverture en direction des indépendantistes.. »

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