Claude
Publié le 27/02/2008
Extrait du document
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certaines concernent des questions d'une très grande importance pour l'empire (extension de la citoyennetéromaine, extension aux citoyens romains de la Gaule septentrionale, la Gaule conquise par Jules César, de lacapacité d'assumer des magistratures romaines et d'entrer au Sénat romain ; avertissements aux Grecs et aux Juifsd'Alexandrie au cas qu'ils ne cesseraient pas de se combattre et n'établiraient pas un modus vivendi) et d'autresconcernant des réglementations pour des sujets relativement plus courants.
Ces documents, qui sont parvenusjusqu'à nous, sont beaucoup plus abondants que ceux provenant des autres empereurs julio-claudiens, ils sont letémoignage d'une administration dynamique.
Ce qui est plus important, la plupart portent virtuellement la marquepersonnelle de Claude, de Claude l'historien, car chaque problème est examiné et décrit dans son cadre historique,de Claude, le personnage idiosyncratique dont le peuple se moquait ; car son langage souvent brutal et manquantde dignité, n'est pas celui de documents de chancellerie ni, certes, celui d'aucun écrivain classique latin.L'expression manque souvent de tact mais les décisions sont toujours sensées et justes, montrant parfois, dans lecas de la citoyenneté et de la capacité de devenir membre du Sénat, un libéralisme rappelant Jules César et qui estdans le meilleur esprit de la tradition politique romaine.
Pour ce qui est de la politique impériale, Claude n'était lamarionnette de personne, il était son propre maître.
Son administration était, semble-t-il, comme son érudition un domaine où sa grande intelligence pouvait se donnerlibre cours.
Mais l'attitude qu'il avait à l'intérieur de son entourage immédiat était aussi inepte que possible.
Ilsurveillait fort peu les agissements de ses épouses.
Aussi un grand nombre de personnalités éminentes des deuxsexes périrent pour avoir été amenées par le sort à partager ou refuser de partager la vie dépravée de Messaline, ouparce qu'elles étaient un obstacle aux combinaisons peu scrupuleuses d'Agrippine pour porter à la succession son filsNéron.
Dans le premier cas il s'était agi d'hommes appartenant à des classes sociales aussi différentes que le noblesénateur Valerius Asiaticus, de Vienne et le mime Mnester.
Dans le second cas devaient figurer parmi les victimes,après la mort de Claude, le fils et la fille de ce dernier.
L'accession au trône impérial ne rendit en aucune façon plus digne l'attitude de Claude.
Il s'endormait au cours descérémonies publiques et l'on prétendait qu'il était si distrait qu'il faisait porter des invitations pour venir jouer auxdés, une de ses distractions favorites, à certaines personnes, oubliant complètement qu'elles avaient été exécutéessur son ordre.
Le 13 octobre 54, Claude mourut après avoir absorbé un copieux repas et dans ce monde où n'existait rien desemblable à une autopsie, l'opinion courante était qu'il avait été empoisonné par sa femme Agrippine grâce à un platde champignons dont il était extrêmement friand.
Après sa mort il fut déifié par un vote du Sénat.
Alors, car auparavant il eût été imprudent de rire ouvertement desexcentricités d'un homme détenant un pouvoir illimité, la Cour put rire sans contrainte avec Néron des absurdités deClaude en assistant à la représentation de la satire de Sénèque à propos de sa déification, l'Apokolokyntosis.
Celle-ci est parvenue jusqu'à nous, œuvre du plus mauvais goût, grossière et très amusante.
Quand Claude arrive au ciel,les dieux, influencés par un violent discours du divin Auguste, refusent de l'admettre ; il est donc contraint dedescendre dans l'Hadès.
Là, maladroit comme toujours, il est condamné par Eaque à jouer aux dés avec un cornetsans fond, puis il est réclamé par Caligula comme esclave, et celui-ci le charge d'assumer les fonctions d'unaffranchi du secrétariat impérial avec un autre affranchi pour maître..
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