L'assomoir L'allambic chapitre II
Publié le 07/11/2012
Extrait du document
«
pour le voir : " au fond, derrière ") : ce dernier mot symbolise aussi le passé, l'hérédité qui pèse sur
Gervaise.
La peur diffuse : les explications de Coupeau seront mal interprétées par Gervaise.
En effet, de
nombreux termes se chargent de connotations maléfiques :
Au début, la couleur " cuivre rouge " de l'alambic suggére quelque chose d'inquiétant (connote le
sang, la violence) ; " forme étrange ", " mine sombre ", " puissant et muet " : personnification de
l'alambic.
La simple machine devient un travailleur mystérieux, étrange (" un travailleur morne,
puissant et muet ").
La terreur : A la fin, la simple crainte de Gervaise se transforme en terreur : " Gervaise, prise d'un
frisson, recula ".
-2) Le regard de Coupeau : il est venu prendre le relais de celui de Gervaise : " le zingueur [...] lui
expliqua " : guide qui se voudrait rassurant.
Mais lui aussi est fasciné : malgré l'heure tardive ("
s'inquiétant de l'heure "), il s'attarde devant la machine.
-3) Le regard de Mes-Bottes : c'est le regard de l'ivrogne.
Regard attendri devant l'alambic (#
Gervaise) :
" yeux attendris [...] elle était bien gentille ! " : termes mélioratifs
" Il y avait, dans ce gros bedon de cuivre [...] père Colombe ! " : discours indirect libre qui restitue le
bavardage de l'ivrogne.
L'alambic devient une sorte de géante, une nourrice bienveillante : le " filet
limpide d'alcool " (1er paragraphe) s'est transformé en " un petit ruisseau " de " vitriol ".
Le fantasme
de Mes-Bottes (" aurait voulu qu'on lui soudât le bout du serpentin entre les dents ") traduit le rêve
d'abondance, d'ivresse totale pour cet ouvrier pauvre.
IIIème axe : De la réalité à la vision
Cette scène de cabaret part d'une observation précise de la réalité.
(esthétique naturaliste).
Mais on
glisse très vite vers le symbolique et le fantastique :
- Description du fonctionnement d'une machine puis monstre sinistre et enfin élargissement
fantastique à la fin.
L'évocation de l'alambic (" lui expliqua "), d'abord précise, est relayée par l'imaginaire : Gervaise croit
voir et entendre un monstre infernal : " enroulements sans fin de tuyaux ", " ronflement souterrain ", "
besogne de nuit faite en plein jour ", " sourdement, sans une flamme " : suggère l' image du feu
souterrain (= symbolise le passé héréditaire de Gervaise, pr êt à resurgir pour la d évorer)
A la fin, élargissement fantastique, épique : " se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou
immense de Paris : conjonction du feu (" vitriol ") et de l'eau.
L'alcoolisme représente pour le
bourgeois Zola un fléau risquant d'atteindre toute la capitale.
Conclusion
Cette fascination / répulsion des deux héros devant l'alambic est prémonitoire : cet objet symbolise la
toute-puissance du destin (= hérédité) qui pèse sur les personnages du roman.
L'alambic reviendra
plusieurs fois dans l'histoire : véritable mythe narratif = mythe que crée un écrivain.
Ex : l'alambic ou la
maison ouvrière dans "L'Assommoir" ; la mine da ns "Germinal" ; le grand magasin dans "Au Bonheur
des dames"..
»
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