risques technologiques - agriculture et agroalimentaire.
Publié le 23/04/2013
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La maîtrise des risques diffère donc selon les secteurs d’activités, sachant que les accidents graves et les catastrophes sont habituellement suivies de mesures visant àaméliorer leur gestion.
Mais des difficultés subsistent et d’autres apparaissent.
Les risques majeurs dans les domaines de haute technologie sont toujours très présents(notamment dans le secteur nucléaire).
Des risques industriels ou de transports classiques peuvent également devenir des risques majeurs en raison de la vulnérabilitécroissante des collectivités humaines de plus en plus concentrées et urbaines.
De même, des risques associés à de nouvelles technologies et bien maîtrisés en raison deshauts niveaux de sécurité appliqués peuvent devenir problématiques (comme, par exemple, dans l’aviation civile où les accidents vont augmenter du seul fait dudéveloppement du trafic).
Par ailleurs, de nombreux risques sont désormais associés à des réseaux ouverts, à des flux de produits, ce qui rend particulièrement complexeleur gestion (cas des réseaux informatiques, des transports de matières dangereuses, des circulations et usages de produits de toute nature — dont des produits d’originehumaine — et d’objets issus de nouvelles technologies, etc.).
Enfin, malgré les réflexions engagées et les dispositions qui commencent à être prises, le traitement desmenaces à la fois graves et incertaines est encore loin de correspondre à une réelle « gestion ».
5 DES RISQUES DE PLUS EN PLUS ASSOCIÉS À DES CRISES
Il a été longtemps admis qu’il revenait essentiellement aux pouvoirs publics (gouvernement, administration) d’élaborer, avec le concours de leurs experts, des politiques degestion des risques en prenant en compte divers impératifs, dont celui d’assurer la sécurité de la population sans entraver l’innovation technologique et le développementéconomique.
Au début des années 1980, les pouvoirs publics s’avèrent de moins en moins capables d’assumer les conséquences sociales, économiques et politiques des accidents liésaux risques majeurs.
Apparaissent alors de nouvelles réglementations destinées à mieux évaluer et prévenir les risques technologiques.
En France, jusqu’au naufrage del’Erika (2000) et surtout l’explosion de l’usine AZF (2001), les accidents industriels ou de transports n’ont pas été considérés comme des événements comparables à ceux illustrant à l’étranger la réalité des risques majeurs (comme par exemple la catastrophe de Bhopal en décembre 1984 en Inde — fuite de produits toxiques dans une usinechimique — et celle de Tchernobyl en 1986), ni comme engageant directement la responsabilité des autorités françaises.
L’« affaire du sang contaminé » correspond à un véritable tournant.
L’action inappropriée ou l’inaction des responsables administratifs et politiques ainsi que le manque devigilance des experts scientifiques sont vivement critiquées et dénoncées par les victimes et associations de victimes qui saisissent la justice.
Suite aux polémiques, auxcondamnations et au fort retentissement médiatique de cette affaire, nombre de problèmes dans les domaines sanitaire, alimentaire et environnemental tendent désormaisà être analysés en référence à la question du sang contaminé : risques liés à l’amiante, aux hormones de croissance, à l’ESB, aux relâchements de dioxines par lesincinérateurs de déchets, etc.
L’émergence de risques et menaces tend donc désormais à s’accompagner de phénomènes de crise alimentés par des controverses scientifiques, des débats publics et desremises en cause des autorités.
Ces crises sont d’autant plus aiguës que les incertitudes sur les risques sont élevées.
Ainsi, il apparaît aujourd’hui de plus en plus nécessairede revoir les conditions même de la gestion des risques collectifs (au sens large du terme), notamment en permettant une plus grande participation des personnes, groupeset publics directement concernés par cette gestion.
Cette évolution s’impose d’autant plus que de nombreux problèmes de société sont désormais traités sous l’angle desrisques et menaces pour les collectivités humaines ( voir bioéthique ; développement durable).
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