Devoir de Philosophie

Papadopoulos, Tassos

Publié le 07/04/2013

Extrait du document

papadopoulos
Papadopoulos, Tassos 1 PRÉSENTATION Papadopoulos, Tassos (1934- ), homme politique chypriote grec, président de la république de Chypre (2003- ). 2 UN JEUNE INDÉPENDANTISTE Né à Nicosie, alors capitale du protectorat britannique de Chypre, Tassos Papadopoulos étudie le droit en Angleterre (au King’s College de Londres). Devenu avocat, il revient à Nicosie et combat en faveur de l’indépendance de Chypre et de son union avec la Grèce au sein de l’Organisation nationale des combattants chypriotes (EOKA). Il s’impose comme le leader de la PEKA, la branche politique de l’EOKA, et participe à ce titre aux négociations pour l’indépendance de l’île, qui aboutissent en février 1959 à la signature des traités de Londres et de Zurich. Opposé à la signature de ces accords, Tassos Papadopoulos est néanmoins l’un des quatre rédacteurs de la première Constitution chypriote. Entre 1960 et 1970, il est successivement ministre de l’Intérieur, du Travail et des Affaires sociales, de la Santé, puis de l’Agriculture et des Ressources naturelles. 3 LE NÉGOCIATEUR DES CHYPRIOTES GRECS En 1970, il entre au Parlement, aux côtés de Glafkos Cléridès. À la suite de la sécession des Chypriotes turcs, en 1974, il est le conseiller de Glafkos Cléridès, alors délégué aux pourparlers, avant de devenir lui-même, en 1976, le principal négociateur dans le camp chypriote grec. Aux élections législatives de 1991, il est réélu député sous les couleurs du Parti démocratique (DIKO), un parti de centre-droit, dont il prend la direction en 2000 — il est réélu en 1996 et en 2001. Coprésident du comité parlementaire Chypre-Union européenne, il s’engage activement dans les négociations pour l’adhésion de Chypre à l’Union européenne (UE). 4 UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CONTROVERSÉ Principal rival du président sortant Glafkos Cléridès lors de l’élection présidentielle de février 2003, Tassos Papadopoulos apparaît comme un candidat controversé : connu pour son intransigeance concernant le processus de paix, il doit en outre faire face aux soupçons qui pèsent sur son cabinet d’avocat, accusé d’avoir soutenu le régime de l’ancien leader serbe Slobodan Milošević. Soutenu par les communistes et les sociaux-démocrates, Tassos Papadopoulos est élu avec 51,5 p. 100 des voix dès le premier tour de scrutin. Sur le front des négociations avec les Chypriotes turcs, le nouveau président se veut apaisant et entend « conduire une île unifiée au sein de l’Europe « tandis que l’entrée de Chypre dans l’Union européenne est prévue pour le 1er mai 2004. Toutefois, Tassos Papadopoulos s’oppose au plan de réunification de l’île présenté par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui prévoit la mise en place d’un État fédéral composé de deux États égaux correspondant aux parties grecque et turque de Chypre. Pour le président de la république de Chypre, ce plan ne défend pas suffisamment les intérêts chypriotes grecs, et en particulier, limite exagérément le nombre de Chypriotes grecs autorisés à retourner vivre dans leurs anciennes demeures de la partie nord de l’île. Lors du référendum portant sur l’adoption du plan Annan, en avril 2004, le président chypriote grec invite ses concitoyens à voter en faveur du non, de même que le président chypriote turc, Rauf Denktash. Le « non « l’emporte avec 75 p. 100 des suffrages dans la partie grecque — 65 p. 100 des électeurs de la partie turque approuvent le plan de réunification. À l’issue du référendum, Tassos Papadopoulos exprime son espoir que la question chypriote puisse trouver une solution sur une base plus satisfaisante pour les Chypriotes grecs. À la suite de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne le 1er mai 2004, les Chypriotes participent à l’élection du Parlement européen le 13 juin, où ils disposent de 6 représentants. Avec 17,09 p. 100 des suffrages (1 siège), le parti de Tassos Papadopoulos, le DIKO, se place en troisième position derrière le DISY, de l’ancien président Glafkos Cléridès, (28,23 p. 100 des suffrages, 2 sièges) et l’AKEL, le parti communiste, (27,89 p. 100 des suffrages, 2 sièges). Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Liens utiles