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Neher, Erwin - Biologiste / Naturaliste.

Publié le 24/04/2013

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Neher, Erwin - Biologiste / Naturaliste. Neher, Erwin (1944- ), biophysicien allemand. Né à Landberg (Bavière), Neher fait ses études en Allemagne, puis obtient une maîtrise à l'université du Wisconsin en 1967, et retourne en Allemagne, où il travaille à Munich comme chercheur associé à l'Institut de psychiatrie Max Planck. En 1970, il obtient son doctorat et entre à l'Institut de chimie biophysique Max Planck de Göttingen, dont il est nommé directeur en 1972. En 1974, Bert Sakmann, médecin et biologiste, entre dans le laboratoire de Neher, et les deux chercheurs commencent une collaboration qui leur vaudra le prix Nobel de médecine en 1991. Neher et Sakmann décident de travailler dans le domaine de la physique des membranes, qui étudie les membranes cellulaires à l'aide des principes de la physique. Au début des années soixante-dix, on savait que des signaux se transmettent à l'intérieur de la cellule et entre cellules via des courants électriques passant à travers les membranes cellulaires, par des canaux ioniques. Ces derniers sont apparemment de grosses molécules de protéine possédant en leur milieu un trou, capable de s'ouvrir ou de se fermer pour permettre le passage d'ions, et donc de conduire un courant électrique. On savait aussi qu'une membrane cellulaire contient des milliers de canaux ioniques. Grâce à des méthodes de recherche indirectes, on avait appris beaucoup de choses sur la fonction et la structure des canaux ioniques. On savait mesurer le courant électrique dans les canaux grâce à une pince (mesure dite « à voltage fixe imposé « ou « voltage clamp «), mais comme cette pince était reliée à une partie relativement importante de la membrane cellulaire, le signal mesuré était entaché de « bruit «, comme le son d'une station de radio mal repérée peut l'être par des parasites. Personne n'était donc capable de mesurer le signal d'un canal ionique isolé, ni même celui d'un petit nombre de canaux. Pour pouvoir étudier les canaux ioniques individuellement, Neher et Sakmann mettent au point une nouvelle méthode, la méthode du « patch-clamp «. Ils se servent d'un très petit tube de verre, appelé micropipette, qu'ils fixent à une portion minuscule de la membrane cellulaire. Ils sont ainsi en mesure d'isoler les canaux ioniques et de mesurer leur courant électrique. Au début, ils constatent des pertes de courant dues au fait que la jonction entre la membrane cellulaire et la micropipette n'est pas hermétique. Mais ils s'aperçoivent qu'en appliquant une légère succion, ils peuvent la rendre telle, au point d'arriver à percer la membrane et d'accéder ainsi à l'intérieur de la cellule. Cette technique constitue une réelle percée scientifique, qui a ouvert de nouveaux champs d'investigation. Elle a permis d'étudier certains dysfonctionnements liés à des défauts des canaux ioniques, comme la mucoviscidose, et de concevoir des médicaments capables de n'agir que sur des canaux ioniques spécifiques. Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

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