Je t'aime, Eluard
Publié le 22/09/2010
Extrait du document

L’amour et la rencontre amoureuse sont des thématiques privilégiés ds la poésie surréaliste. L’amour et l’évocation de la femme aimée traverse tte la poésie d’Eluard et relate les différents amours qu’il a vécus. Après Gala qui le quitte pr Salvador Dali, il rencontre Nusch qu’il perd nn par la séparation mais par la mort. Le poème « je t’aime « est tiré du recueil Phénix et dédié à Dominique rencontré en 1949 après la mort de Nusch (1946). Le poète ressent cette rencontre comme 1 renaissance c’est ce qu’exprime le titre mm du recueil.
I) Structure du poème
Pas de ponctuation + poème en vers libre = sensation de liberté. 3 strophes de 7vers = chiffres symboliques qui traduisent la perfection, l’unité qui est associé à la liberté paradoxal parce que l’unité ne suppose pas liberté, montre alors que l’amour est l’union des contraires.
Les strophes sont construites sur des reprises anaphoriques + structure cyclique « je t’aime «, la syntaxe participe à la structure cyclique
1ère strophe : harmonie
Ds la 2ème strophe : rupture de l’harmonie : pas de « je t’aime «, on est surtout ds le passé, on passe davantage à un pronom personnel fort « toi «, on est davantage ds la négation, la restriction.
3ème strophe : harmonie mais dernier vers
Nous avons dc une structure poétique qui repose sur l’harmonie et la liberté mais qui laisse entendre qu’il y a une perte, 1 rupture de l’harmonie.
II) Syntaxe et pronoms personnels
a) Syntaxe
1ère et 3ème strophe : mm structure syntaxique présent « je t’aime =pp principale + relative « 1 structure répétitive qui tente de justifier son amour d’expliquer les raisons pr lesquels il l’aime.
Pour à la plce de à cause
La pp relative est souvent négative ( v 1, 2, 5, 15, 18) montre que l’amour a 1 force répératrice par rapport à la négation.
Fin du poème : reprise d’1 syntaxe + dépouillée, + courte plusle je au centre du vers mais le tu « tu crois être « donne importance à la femme.
2ème strophe
Tmps dominant = passé composé= actions passées qui ont leurs conséquences ds le présent «entre autrefois et aujourd’hui « passé et présent lié et met à distance le passé indéfini le passé : le poète n’arrive plus à le situer, pas de perception claire du tmps= sensation qui vient quand vécu des traumatismes
Négation ds le passé « ces morts « « je n’ai pas pu percer « « il m’a fallu apprendre « = contre sa volonté
« toutes ses morts «= ruptures amoureuses
On a une syntaxe qui se répète, qui tente de justifier son amour et qui s’inscrit ds 1 présent en opposition à 1 passé étendu ds l’absence à la négation de la vie.
a) Les pronoms personnels
Je = sujet d’un verbe à la forme affirmative que lorsqu’il s’agit d’affirmer l’amour. L’amour donne une sensation de certitude.
Quand je associé au passé et à l’absence de la femme « pr ce cœur immortel que je ne détiens pas « alors associé à la négation.
V 20 « tu es le grand soleil qui me monte à la têt «= ivresse de l’amour
1ère strophe : tu = COD
2ème strophe tu= forme tonique présence du il impersonnel ds la forme présentative « il y a eu ttes ces morts « disparition du je
3ème strophe : tu = sujet « tu crois être le doute «présent d’énonciation, « tu es le grand soleil qui me monte à la tête «présent de vérité
Dc gradation ds l’importance du tu renforcé progressivement
Ces pronoms personnels montrent bien que l’existence du poète dépend entièrement de la femme aimée. Elle est associée à l’amour, à la force, aux temps et à ttes les dimensions ( le grand soleil, la sagesse, immortelle, la vérité)
III) Les métaphores
a) Le passé
Pluriel « toutes ces morts « = séparations, perte intérieure d’envie de vivre =métaphore
« franchies « matérialise une traversée ds le tps, ds le passé
« sur de la paille « renvoie à l’expression « etre sur de la paille « dénuement, situation d’inconfort, de fragilité. Dc il y a une traversée ds le dénuement solitaire. Le passé est caractérisé par des étapes difficiles.
« je n’ai pas pu percer le mur de mon miroir «= idée de pas sortir de soi-mm, idée d’enfermement, il ne peut pas s’ouvrir à l’extérieur : face à face avec lui-mm
« il m’a fallu apprendre mot par mot la vie « il a passé sa vie à chercher le sens, référence à la fonction du poète
« comme on oublie « fait référence à une difficulté de vivre et de se situer ds la vie Oublier c’est long + difficile = deuil
b) Présent
- L’absence de la femme
V8 thème du miroir à travers le verbe « voir « et « refléter « seule la femme le connaît, ss elle il perd son identité et la sensation de son existence.
V9 sentiment de solitude très profond
- Présence de la femme
- 1ère stropheV3 2 métaphores : femme associée à 2 sansations olfactives : - le grand large =mer , l’odeur du grand large = sel suggère l’ailleurs, la liberté, l’ouverture du voyage.- l’odeur du pain chaud : univers contraire qqch d’intime, de chaleureux lié à la sensation du toucher, du gout associé à la matinée, cocon. Dc juxtaposition de 2 métaphores très éloignées pr montrer que l’amour est l’association de 2 contraires.
« pour la neige qui fond, pour les premières fleurs «= naissance du printemps associé à la femme qui regénèra le monde. On passe du monde végétal au monde animal souvent homme rapport de force ac le monde animal. La femme renvoie a un monde où le rapport de force serait aboli.Elle est médiatrice entre le poète et le monde à travers l’écriture poétique.
- 2ème strophe : thème de la vision : femme médiatrice entre le poème et lui-mm, elle le relie à lui-mm ac la métaphore du miroir. La femme donne accès à la connaissance de soi-mm. Le regard de la femme fait retrouver l’unité.
- 3ème strophe : caractéristiques de la femme énoncées. Elle possède ttes les caractéristiques physiques et morales qu «elle va puiser ds les éléments naturels, les forces telluriques. Elle est associée à la lumière « tu es le grand soleil qui me monte à la tête« thème de l’alcool dc double correspondance. Sentiment d’ivresse Elle est associée à l’effet d’alcool « le « article indéfini montre la singularité. Le tu a bp plus de force que le me qui est en position d’objet. Femme renvoie à la divinité, à la beauté des grecs par la référence au soleil.
Ces métaphores nous renvoie à une femme qui est liée à ttes les forces cosmiques mais aussi à une femme qui associe les contraires. Femme médiatrice entre le poète et lui-mm jusqu’à ce qu’ils accèdent ensemble à une réelle unité.
IV) Le rythme et la musicalité
a) Une facture classique associée ds les vers libres + des groupes accentuels très harmonieux
Repose sur des anaphores= incantation comme ds les prières liturgiques. Dc femme au centre de tt comme dieu. Elle est sacralisée par les reprises = déclaration d’amour. Répétitions = il n’arrive pas à épuiser son amour.
Les vers sont libres pourtant sentiment d’harmonie car 3 strophes, régularité ds les vers ( alexandrins)
1ère strophe : 3 alexandrins qui se suivent = harmonie On a 1 structure qui mêle vers classqieus et libres on mêle des éléments contraires.
Strophe 2 : 1 alexandrin v 9 , 2 alexandrins v 12-13 : unitée brisée puis retour à une unité
Tous les accents rythmiques reposent sur des actions ternaires.
b) Echos sonores
Allitérations – nasales en « m «, consonnes assourdies « t « « p «, les liquides « l « v20 rassemble ttes les allitérations = harmonie totale Cevers en fait la synthèse pr montrer que l’ivresse est atteinte.
Ce poème constitue 1 longue déclaration d’amour, 1 chant à la gloire de la femme aimée, un chant incantatoire ac tte sa puissance. Elle est celle qui réunit les contraires et relie l’h à ttes les dimensions et tt cela contribue au lyrisme du poème. L’écriture poétique ici multiplie la tte puissance de la femme aimée et l’ivresse de l’amour.
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