Critiques de la religion ?
Publié le 02/02/2004
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Critiquer la religion, c'est, au sens strict, l'évaluer sans a priori, en vue de porter sur elle, au terme de l'évaluation, un jugement favorable ou défavorable. Nous nous limiterons cependant ici aux jugements négatifs, dont les auteurs s'affirment comme des contempteurs de la religion. Nous avons rencontré ou rencontrerons des approches plus favorables, parfois même de type apologétique. De plus, si Kierkegaard, dans son plaidoyer pour la foi subjective contre la religion sclérosée des institutions, a développé une critique interne de la religion, c'est à une série de critiques externes que nous aurons maintenant affaire : Feuerbach, Marx, Nietzsche, Freud et Sartre peuvent être considérés comme des auteurs matérialistes, c'est-à-dire qui ne conçoivent d'autre réalité que la matière sensible.La religion, qui proclame l'existence d'une réalité non sensible, au-delà de la matière, est donc une production purement humaine, un opium, une invention des faibles, une illusion issue du désir, ou une entrave à la liberté et à la responsabilité de l'homme. En un mot, dans une perspective matérialiste, la religion est au mieux un leurre innocent, et au pire une escroquerie volontairement entretenue. Il s'agit là des critiques les plus radicales, qui visent à déconstruire ou à détruire la religion.D'autres auteurs (Voltaire, Rousseau), plus modérés dans leurs options, n'ont critiqué que certains aspects, certes fondamentaux, de la religion (la Révélation, les dogmes, les mystères, l'institution ecclésiastique), tout en soutenant l'idée d'un Dieu au-delà de la matière.D'autres encore (Auguste Comte, Alain) ont associé leurs critiques à une attitude de sympathie, notamment à l'égard de l'éthique religieuse.Ce n'est pas le cas des philosophes dont il est question ici.
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