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Chandigarh.

Publié le 17/04/2013

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Chandigarh. 1 PRÉSENTATION Chandigarh, ville du nord-est de l'Inde, capitale des États du Pendjab et d'Haryana. 2 CONSTRUIRE UNE CAPITALE POUR LE PENDJAB Lorsqu'en 1947 l'Inde obtient son indépendance, le Pendjab est divisé en deux, la partie comprenant la capitale Lahore revenant au Pakistan. Le gouvernement de l'État du Pendjab indien, en accord avec celui de la nation, décide que la nouvelle capitale du Pendjab sera construite sur un site de 114 km2, dans le district de Ropar, non loin de l'ancien village de Chandigarh. Pour ce projet urbanistique de grande ampleur, l'Inde fait d'abord appel aux architectes américains Albert Mayer et Matthew Novicky, mais la mort du second annule le contrat (1949-1950). Le Premier ministre Nehru lui-même se passionne pour le projet : « Qu'elle soit une ville nouvelle, symbole de la liberté de l'Inde, désentravée des traditions du passé. « 3 LA « CITY BEAUTIFUL « DE L'ARCHITECTE LE CORBUSIER En février 1951, l'architecte français Le Corbusier (aidé de ses collaborateurs Pierre Jeanneret, Maxwell Fry et Jane Drew) obtient le projet. Pour dessiner (en quatre jours) les plans de la nouvelle capitale, il s'appuie sur les quatre fonctions fondamentales d'une ville moderne telle que définies dans la Charte d'Athènes de 1933. 3.1 Un succès urbanistique La ville est divisée en plusieurs secteurs de 800 m sur 1 200 m, aux fonctions prédéfinies. Dominant la ville, le Capitole est le centre du pouvoir, avec le palais de Justice, le Secrétariat (des ministres), le palais de l'Assemblée et le monument de la Main ouverte, symbole de l'Inde nouvelle. Outre la Vallée des Loisirs qui traverse la ville, les trois autres pôles de Chandigarh sont le centre ville (City Center), l'université du Pendjab et la zone industrielle. Les axes routiers sont définis par type (les 7V), de V1 pour les voies rapides à V7 pour les pistes cyclables et les sentiers piétonniers, en passant par V5 pour la circulation interne d'un secteur. 3.2 Les faiblesses du projet En 1953, avant même la fin des principaux travaux prévue en 1962, la ville est inaugurée et reçoit les félicitations de la communauté internationale. Cependant, le béton armé employé par Le Corbusier -- Jeanneret lui préfère la brique et l'argile --, peu propice au climat extrême de l'Inde, se dégrade rapidement sous l'effet combiné de la chaleur et de l'humidité. Aussi, malgré la prouesse architecturale et urbanistique, la ville souffre-t-elle rapidement de vétusté. Parallèlement, au coeur même des secteurs résidentiels, de nombreuses façades de Le Corbusier sont détruites, afin de transformer une partie des logements en commerces. De même, l'attrait économique de la nouvelle ville amène nombre de familles ouvrières, financièrement incapables d'emménager dans les appartements du centre, à s'installer dans des bidonvilles qui parsèment aujourd'hui la capitale. Depuis 1975, de nombreux projets de réhabilitation se succèdent sans parvenir à enrayer la paupérisation des pourtours de Chandigarh. Aujourd'hui, l'administration de Chandigarh doit s'adapter au succès démographique (natalité et immigration) de son cadre urbain. 4 UNE CAPITALE CONVOITÉE Le 1er novembre 1966, l'État linguistique de l'Haryana est créé sur l'ancienne partie du Pendjab de langue hindi et de religion hindoue. Après un conflit lié à la possession et au statut de la ville, Chandigarh devient la capitale des deux États. Toutefois, la ville bénéficie d'un statut de territoire autonome depuis 1976, c'est-à-dire qu'elle est sous l'administration directe du gouvernement indien. Population (1991) : 574 646 habitants.

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