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Celine : dénonciaition de la guerre

Publié le 06/06/2011

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celine

Louis Ferdinand Céline critique avec violence dans cet extrait «  on y passerait tous » la brutalité de la guerre et des hommes.

Tout d’abord, l’auteur a recours à un registre qui est un moyen très efficace pour passer un message qui est l’ironie. En effet il y’a un décalage entre ce qu’il dit et ce qu’il veut dire. Pour cela, Céline utilise des antiphrases qui consiste à dire le contraire de ce que l’on pense

(l. 3 / l. 2) ainsi qu’une question rhétorique «  Donc pas d’erreur ? »

De plus, l’auteur dénigre la guerre en la comparant à des « fiançailles » (l .4) , « chasse à courre » (l.4/5), ce qui a pour effet de l’intégrer comme une banalité au yeux du lecteur. La guerre est donc ici banalisé et rabaissé au maximum.

Mais encore, l’auteur utilise un langage oral « Donc pas d’erreur ? », «  Rien à dire » qui lui permet d’ancrer le lecteur dans le cadre historique, mais aussi un langage familier pour créer une certaine complicité avec le lecteur «  crétin » «  engueulade ».

D’autre part, l’auteur mets en avant l’atrocité de la guerre. Celle-ci est assimilée à un feu qui ne veut pas s’éteindre « il n’était pas près de s’éteindre ». On relève le champ lexical du feu «  brûlait, allumer, charbon, s’éteindre ». A travers ces mots, on a l’impression que le combattant est réduit à un simple « rôti ». La souffrance de la guerre est  marquée d’une part par cette douleur physique et d’autre part, par la brutalisation des comportements. ‘Tuer des hommes’ était encouragé par toutes les personnes « encouragé, reconnu ». De plus, Céline relève le caractère pervers de la guerre comme en témoigne le terme « la vache », et le caractère mortel, c’est une sorte de condamnation a mort comme l’illustre l’expression «  le colonel comme les autres » appuyée par la comparaison.  Le pronom indéfini «on » confirme le coté universel des conséquences de la guerre.

D’autre part, la ponctuation expressive exprime le caractère révoltant et l’indignation de l’auteur face a la guerre (9 points d’exclamations).

L’auteur rompt avec l’imagine traditionnelle de la guerre ou les auteurs exaltent l’amour pour la patrie. Dans cet extrait, la guerre n’est pas présentée comme un acte héroïque mais un acte de cruauté et d’inhumanité qui engendre une mort de masse. « On y passerait tous, le colonel comme les autres ». De plus, la guerre ici représentée comme dévastatrice, il ne reste « plus rien à voler », la guerre a tout pris et a tout détruit.

On remarque que le narrateur se parle lui-même et culpabilise comme le montre l’utilisation de l’imparfait de l’indicatif « avait, connaissais, passais  » ainsi que la subordonnée conditionnel «  si seulement j’avais encore eu le temps » qui rend traduit la nostalgie du narrateur.

Par opposition à la guerre, l’auteur fait l’éloge de la prison. C’est un endroit calme et reposant «  seul, pépère, loin des balles, au chaud, il fait bon, soleil ». Ces expressions montrent un endroit paradisiaque où le narrateur voudrait bien s’y trouver en temps de guerre. Même la prison qui est une chose normalement abominable parait ici comme une chose fantastique et utopique comme l’exprime l’hyperbole « rêve ».

Pour finir, Céline critique non seulement la guerre mais aussi les hommes. Ce sont eux, par leurs querelles incessantes qui la déclenchent de façon inévitable. Il condamne leur caractère hypocrite « Je ne croirais plus jamais à ce qu’ils disent, à ce qu’ils pensent  » et barbare «  c’est des hommes et d’eux seulement qu’il faut avoir peur … » ; le démonstratif «  c’est » insiste sur la peur et le traumatisme de la guerre, et sonne ainsi comme une vérité générale. La négation et le futur marquent le sentiment de trahison de l’homme.

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