Azay-le-Rideau, château d' - architecture.
Publié le 15/05/2013
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Azay-le-Rideau, château d' - architecture. 1 PRÉSENTATION Azay-le-Rideau, château d', château français du XVIe siècle, bâti entre deux bras de l'Indre, dans l'Indre-et-Loire. Le château d'Azay-le-Rideau est l'un des châteaux de la Loire. Édifié entre 1518 et 1527, il est caractéristique de la première Renaissance française. 2 UN CHÂTEAU INACHEVÉ C'est aux seigneurs Ridel, premiers détenteurs connus de ce fief relevant des comtes de Tours, que le château et le village d'Azay-le-Rideau doivent leur nom. Le premier édifice, ruiné et incendié en 1418 durant la guerre de Cent Ans -- le bourg porte jusqu'au XVIe siècle le nom d'Azay-le-Brûlé --, est remplacé vers 1442 par un modeste château fort. En 1518, alors que François Ier fait bâtir le long de la Loire de somptueux châteaux, Gilles Berthelot, président de la Chambre des comptes et maire de Tours, décide d'élever en lieu et place de la forteresse un château digne de sa situation. Son épouse, Philippa Lesbahy, prend en main la direction des travaux. L'édification de ce château, en partie construit sur pilotis, nécessite un chantier énorme impliquant près de 120 manoeuvres. En 1527, l'implication de Gilles Berthelot dans un scandale financier provoque l'interruption définitive des travaux. Ceci explique la forme en L de l'édifice, qui devait initialement recevoir une aile symétrique. L'inachèvement, qui ne nuit pas à l'homogénéité de l'ensemble, permet également aux deux ailes de s'ouvrir sur une cour non fermée. Les eaux venues des douves forment un vaste miroir dont l'élégance n'est pas sans rappeler celle atteinte quelques décennies plus tard à Chenonceaux. 3 ENTRE GOTHIQUE FRANÇAIS ET RENAISSANCE ITALIENNE Hormis l'édification des communs au XVIIe siècle et les travaux entrepris au XIXe siècle par le marquis de Biencourt, avec notamment l'édification de la tour en encorbellement qui flanque l'angle nord-ouest, le château d'Azay-le-Rideau n'a subi aucune transformation majeure. Empruntés à la tradition gothique française, les éléments défensifs -- chemin de ronde orné de lucarnes, mâchicoulis et créneaux -- se mêlent harmonieusement à la décoration et aux ornementations portant la marque de la Renaissance italienne. La disposition de l'édifice répond aux critères de goût de la première Renaissance française : le plan est régulier, les élévations symétriques, les façades quadrillées par une moulure en double cordon, les fenêtres encadrées par des pilastres corinthiens en bas-relief. 4 LE GRAND ESCALIER, PIÈCE MAÎTRESSE DU CHÂTEAU Au centre du corps principal, l'escalier d'accès au logis constitue la pièce maîtresse du château. Contemporain de l'escalier en hors oeuvre que François I er fait réaliser pour son château de Blois, il délaisse le plan à vis pour l'escalier droit à l'italienne. Il est souligné à l'extérieur par quatre niveaux de baies initialement ouvertes, dont l'élévation est décalée par rapport aux fenêtres des étages. Elles sont séparées par des ordres superposés, où des niches s'insèrent à l'intérieur des pilastres. Ce choix privilégie la verticalité et provoque une impression de mouvement vers le haut que parachève le couronnement par une unique niche axiale. La décoration associe monogrammes, devises, animaux symboliques (la salamandre de François Ier, l'hermine de Claude de France). Les voûtes intérieures sont décorées de rosaces ou de médaillons présentant des profils à l'antique ; elles sont recoupées par des arcs diaphragmes qui retombent sur des clefs pendantes. Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
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