Analyse de Germinie Lacertaux
Publié le 03/02/2013
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I) Analyse A) L'alcool : une obsession comparaison : « comme un coup d'assommoir sur la tête d'un boeuf «Les frères Goncourt jouent sur la répétition du mot sommeil, qui souligne l'obsession constante de l'héroïne, de se délivrer d'une existence. Champs lexical du sommeil : « sommeil « ( 5 fois ), « rêve éveillé «, « demi-évéillé «, « somnanbule « oxymore : « noir bonheur « , ce sont deux mots qui s'opposent, la couleur « noir « pour le côté sombre, la Mort et « Bonheur « de ne plus penser à sa vie. Champs lexical de l'alcoolisme : « bu « , « petites lichades «, « boire «, « verre à demi-plein «, « l'absinthe «, « L'ivrognerie «. B) Germinie, une femme pathétique L'héroïne, évoque en nous de la pitié : Elle est seule et isolé « elle avait bu solitairement et désespérément « « Elle n'avait plus le courage de continuer « : montre qu'elle n'a plus la force de se battre contre la vie, elle est désespérée. Elle souffre, c'est une femme mal dans sa peau et elle pense que l'alcool va la délivrer de sa vie. Le champs lexical de la souffrance est omniprésente : « torture « , « horreurs «, « néant «, «abominables « « mourir «, « souffrances «, « douleurs «, « anéantissement «. « Dormir de ce sommeil écrasant [...] cela était devenu pour elle comme la trêve et la délivrance d'une existence « : c'est une comparaison Elle a envie de quitter ces problèmes, de ne plus y avoir à y penser, elle préfère même mourir plutôt que de voir tous les jours, la femme pathétique qu'elle est devenue : « elle aimait mieux les mourir « Germinie a honte de ce qu'elle devient, elle se cache pour boire « C'est alors qu'elle avait bu dans le verre à demi plein, remonté sous son tablier et caché dans un recoin de la cuisine « Les Goncourt nous montre les méfaits, les ravages de l'alcool : « liqueurs mêlées qui la foudroyaient et lui couchaient la face «, elle est dépendante « il n'y avait plus que le sommeil au monde pour lui faire oublier, le sommeil congestionné de l'Ivrognerie qui berce les bras de la Mort «. « les bras de la Mort « : ce groupe nominal renvoi au sommeil mais les auteurs nous montent que la mort n'est pas loin. L'héroïne est pathétique : « Là dans ce verre, qu'elle se forçait à boire « renforce le fait qu'elle boit à contre coeur. Dans le paragraphe 3, beaucoup de superlatif sont utilisées : « une désolation et une détestation plus grandes «, « des alcools plus forts «, « de l'eau-de-vie plus dure «, « dans une léthargie plus inerte « : ces mots insistes sur son désarroi. Germinie nous fait pitié, la décadence de cette femme est tragique, elle se suicide à petit feu. Conclusion Ce passage décrit la déchéance de Germinie où est évoqué sa souffrance. L'alcool devient une force maléfique qu'elle ne peut maîtrisé. Les énumération, les superlatifs, les hyperboles et les oxymores rendent sa souffrance et sa dépendance encore plus tragique. Germinie se tue à petit feu. Il est bien difficile de s'en sortir quand on est issue d'une classe sociale faible.
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