L'euthanasie au regard du droit français
Publié le 15/08/2012
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M. Devalois n'hésite pas non plus à parler d'une rupture philosophique entre une culture kantienne européenne et une vision plus utilitariste très répandue dans le monde anglo-saxon. Le Québec est peut-être à la croisée des deux, laisse-t-il entendre, puisque la pratique québécoise ne semble pas si éloignée de celle de la France, même si aucune loi n'encadre formellement la fin de vie des patients. Bernard Beignier cite cependant un arrêt de la Cour supérieure du Québec de 1992 qui ne serait pas loin de ressembler à la loi Leonetti, À la suite du cas de Chantal Sébire, le gouvernement a confié au député Jean Leonetti la mission d'évaluer l'application de la loi. Quelques élus, comme le député socialiste Gaëtan Gorce, ont soulevé la possibilité de l'«affiner«. Gorce envisage par exemple la possibilité d'introduire certaines exceptions pour des cas exceptionnels et extrêmement rares. Mais pas de changements fondamentaux. «Il nous reste surtout à appliquer véritablement cette loi, qui est souvent mal connue, dit Bernard Devalois. Il reste à former le personnel aux techniques les plus avancées. Car la loi nous fait l'obligation d'offrir à tous les moyens les plus perfectionnés afin de soulager la douleur.«

«
Unis (1997).»
Selon l'ancien président de l'association Jusqu'à la mort, accompagner la vie, René Schaerer, «la valeur de l'interdit du meurtre demeure fondatrice» et la plupart deslégislateurs français refusent de franchir cette frontière.
Selon lui, vouloir la mort est même une aberration philosophique.
«La mort, en tant que telle, ne peut êtreréellement l'objet du désir.
C'est pourquoi tout acte d'euthanasie risque de reposer sur un malentendu.» Tous les médecins ont rencontré des patients qui souhaitaientla mort et qui, deux semaines plus tard, étaient heureux de vivre.
M.
Devalois n'hésite pas non plus à parler d'une rupture philosophique entre une culture kantienne européenne et une vision plus utilitariste très répandue dans lemonde anglo-saxon.
Le Québec est peut-être à la croisée des deux, laisse-t-il entendre, puisque la pratique québécoise ne semble pas si éloignée de celle de la France,même si aucune loi n'encadre formellement la fin de vie des patients.
Bernard Beignier cite cependant un arrêt de la Cour supérieure du Québec de 1992 qui ne seraitpas loin de ressembler à la loi Leonetti,
À la suite du cas de Chantal Sébire, le gouvernement a confié au député Jean Leonetti la mission d'évaluer l'application de la loi.
Quelques élus, comme le députésocialiste Gaëtan Gorce, ont soulevé la possibilité de l'«affiner».
Gorce envisage par exemple la possibilité d'introduire certaines exceptions pour des casexceptionnels et extrêmement rares.
Mais pas de changements fondamentaux.
«Il nous reste surtout à appliquer véritablement cette loi, qui est souvent mal connue, dit Bernard Devalois.
Il reste à former le personnel aux techniques les plusavancées.
Car la loi nous fait l'obligation d'offrir à tous les moyens les plus perfectionnés afin de soulager la douleur.»
En somme, le droit à la mort n'existe pas, mais le droit à mourir dans la dignité est une certitude.
La mort ne peut découler du droit, mais la mort exige.
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