Yémen (1999-2000): Fin des contentieux frontaliers Le président Ali Saleh a multiplié les triomphes personnels mais ses concitoyens attendaient toujours...
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Yémen (1999-2000): Fin des contentieux frontaliers
Le président Ali Saleh a multiplié les triomphes personnels mais ses concitoyens
attendaient toujours le bénéfice des réformes économiques mises en œuvre depuis
1995.
En juillet 1999, le socialiste Saleh Obad Moqbil, candidat unique de
l'opposition, a été privé de participation à la première élection présidentielle
directe par une Assemblée contrôlée par le parti au pouvoir, le Congrès
populaire général (CPG).
Seul un inconnu d'origine sudiste, Najib Qahtan
al-Shabi, membre du parti présidentiel, a pu jouer les faire-valoir du
président, lequel a été réélu avec 96 % des suffrages exprimés en septembre.
La
participation à ce scrutin sans surprise a été faible du fait de l'appel au
boycottage de l'opposition mais aussi de la tiédeur des islamistes du
Rassemblement yéménite pour la réforme (RYR), alliés par tactique au régime,
mais toujours très critiques, particulièrement après la visite à Sanaa en mars
2000 de touristes israéliens et des meurtres d'étudiantes à l'université de
Sanaa.
Le président a pris des mesures remarquées contre la consommation de qat ou en
approuvant l'exécution en octobre 1999 du leader d'un groupe islamiste
responsable d'un enlèvement de touristes qui prit fin avec la mort de quatre
d'entre eux en décembre 1998.
Cette rigueur éphémère n'a pas suffi à mettre fin
à l'insécurité dont souffre le pays.
En février 2000, le Parlement a approuvé
une loi sur le pouvoir local qui constituait l'un des enjeux du conflit civil de
1994.
Les habitants de l'ex-Yémen du Sud se mobilisent contre Sanaa dans des
comités populaires animés par un Parti socialiste yéménite y retrouvant une
nouvelle légitimité.
La politique économique gouvernementale a en partie suivi les recommandations du
FMI, mais les privatisations et l'augmentation du prix de l'essence ont été
ajournées et le redressement des cours pétroliers a entraîné une relâche de la
rigueur budgétaire au profit des fonctionnaires et des achats....
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