Togo (1996-1997) Le général Étienne Gnassingbé Éyadéma a fêté, le 13 janvier 1997, le trentième anniversaire de son accession au...
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Togo (1996-1997)
Le général Étienne Gnassingbé Éyadéma a fêté, le 13 janvier 1997, le trentième
anniversaire de son accession au pouvoir par les armes et l'éviction au Zaïre
(devenu la République démocratique du Congo) du maréchal Mobutu Sese Seko a fait
de lui le vétéran d'une Afrique du passé où partis uniques et juntes militaires
tenaient le haut du pavé.
Marginalisé par la conférence nationale de 1991, il a
reconquis en cinq ans la maîtrise absolue du pays en s'appuyant sur une armée à
sa dévotion et en utilisant les divisions de l'opposition démocratique, dont la
première force, le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, a
disposé à l'Assemblée de 33 des 81 sièges.
Depuis les élections partielles
d'août 1996, boycottées par le CAR qui doutait de leur équité, le Rassemblement
du peuple togolais (RPT), ancien parti unique, et ses épigones ont acquis la
majorité absolue avec 43 sièges.
En nommant Premier ministre l'un de ses
fidèles, Klutsé Kwassi, au lendemain de ces scrutins, le chef de l'État a mis
fin à une pseudo-cohabitation, initiée en février 1994, pendant laquelle Edem
Kodjo, issu d'un parti minoritaire de l'opposition - l'Union togolaire pour la
démocratie, UTD -, a été le plus souvent le jouet du dictateur.
Ce dernier,
contrôlant la Cour constitutionnelle mise en place en février 1997, avait
désormais les mains libres pour tailler une Constitution....
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