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Tchad (1988-1989) Exerçant un pouvoir sans partage à la tête du Tchad depuis juin 1982, Hissène Habré a renoué, le...

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« Tchad (1988-1989) Exerçant un pouvoir sans partage à la tête du Tchad depuis juin 1982, Hissène Habré a renoué, le 3 octobre 1988, les relations diplomatiques avec la Libye du colonel Kadhafi qui a toujours soutenu l'opposition armée au président tchadien. S'engageant à respecter le cessez-le-feu de septembre 1987, les deux chefs d'État entendent régler pacifiquement et dans un cadre africain (l'Organisation de l'unité africaine - OUA) le différend frontalier de la bande d'Aozou (114000 kilomètres carrés de l'extrême nord du Tchad) occupée par la Libye depuis 1973. Acheikh Ibn Omar, l'un des principaux opposants, après avoir vu l'essentiel de ses troupes (2 000 hommes) désarmé au Soudan en août 1988, a choisi de regagner N'Djaména le 20 novembre.

Une partie de son armée (880 hommes) a été intégrée dans les Forces armées nationales tchadiennes (FANT) en janvier 1989 et il a été nommé le 3 mars ministre des Relations extérieures, deux de ses partisans (Facho Baalam et Mahamat Saleh Annadif) entrant au gouvernement.

Malgré l'échec des négociations avec Goukouni Weddeye (toujours en exil à Alger), plusieurs des proches de ce dernier se sont ralliés à N'Djaména en échange de postes lucratifs.

Lors du congrès de l'UNIR (Union nationale pour l'indépendance et la révolution), parti unique, d'anciens dirigeants de l'opposition, devenus ministres, ont fait leur entrée au Comité central (Djibrill Djogo, W.A. Kamougué, Kotiga Guérina).

Ces éléments d'ouverture qui ont confronté le régime au sein de la communauté internationale, cachent mal la réalité d'un pouvoir dictatorial qui repose sur la toute-puissante sécurité présidentielle (une armée dans l'armée) et une police politique (Direction de la documentation et de la.... »

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