Tchad (1987-1988) Alors que la guerre civile déchirait le Tchad depuis 1965, Hissène Habré s'est imposé à la tête du...
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Tchad (1987-1988)
Alors que la guerre civile déchirait le Tchad depuis 1965, Hissène Habré s'est
imposé à la tête du pays en juin 1982, renversant Goukouni Weddeye qui présidait
le Gouvernement d'union nationale de transition (GUNT).
En 1983, grâce à l'appui
de la Libye, le GUNT contrôlait le BET (Borkou-Ennedi-Tibesti) au nord du pays.
Mais, fort de l'appui du dispositif militaire français Épervier et profitant des
divisions du GUNT - dirigé par Acheikh ibn Omar depuis la destitution de
Goukouni en novembre 1986 -, H.
Habré s'est imposé au début de 1987 dans le BET,
à l'exception de la bande d'Aozou (114 000 km²) revendiquée et occupée par la
Libye depuis 1973.
En août 1987, le chef de l'État tchadien, poursuivant, avec
l'aval des États-Unis, son escalade militaire, a échoué dans sa reconquête
d'Aozou.
Après avoir mené un raid contre la base de Maaten-es-Sara en territoire
libyen, il a accepté un cessez-le-feu avec Tripoli à la demande de
l'Organisation de l'unité africaine (OUA), le 11 septembre 1987.
L'intransigeance de H.
Habré a fait échouer les négociations engagées avec
Goukouni en mars 1987 (à Alger) en vue de la réconciliation nationale.
Mais
l'opposition semblait dans l'impasse après que la Libye eut imposé Goukouni, de
nouveau en grâce à Tripoli, à la tête du GUNT en mars 1988, écartant Acheikh ibn
Omar qui avait marqué quelque distance en s'installant à Ouagadougou en avril
1987.
H.
Habré a pu se prévaloir de quelques ralliements d'opposants devenus ministres
(le colonel Kamougué, ancien vice-président du GUNT, ou Kotiga Guérina,
dirigeant de la guérilla des "codos" dans le Sud) ou de l'intégration de
groupuscules dans l'Union....
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