Sri Lanka (2000-2001): Conjoncture propice à des négociations de paix La situation à Sri Lanka est restée dominée par le...
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Sri Lanka (2000-2001): Conjoncture propice à des négociations de paix
La situation à Sri Lanka est restée dominée par le conflit séparatiste tamoul.
Sur le plan militaire, après s'être emparée en avril 2000 d'Elephant Pass, camp
gouvernemental contrôlant les relations entre la péninsule de Jaffna et le reste
de l'île, la guérilla des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) n'est
pas parvenue à pousser son avantage, l'armée ayant modernisé et mieux utilisé
son armement.
Mais la hausse des dépenses militaires qui en a résulté a
déstabilisé le budget et finalement contraint le gouvernement à laisser flotter
la monnaie nationale au début de l'année 2001.
Sur le plan politique, le gouvernement avait soumis au Parlement en août 2000 un
plan de réforme constitutionnelle instaurant un système quasi fédéraliste avec
un exécutif provisoire pour les régions à majorité tamoule du Nord et de l'Est,
qui n'avait pu obtenir la majorité des deux tiers requise, en raison des
pressions des milieux bouddhistes conservateurs relayés par l'opposition ; mais
la réforme n'a pas été abandonnée, un recours au référendum restant possible.
Les élections législatives qui se sont déroulées en octobre 2000, dans un climat
agité, ont octroyé à l'Alliance populaire (au pouvoir) une majorité
parlementaire relative à peine inférieure à celle de 1994 (45 % des voix et 47,5
% des sièges, contre 40 % des voix et 39,5 % des sièges au Parti national uni,
principale formation d'opposition).
Une alliance avec des petits partis
représentant les minorités musulmane et tamoule était, dès lors, nécessaire à
Mme Chandrika Kumaratunga, réélue présidente en décembre 1999 avec 51 % des
suffrages.
Sa mère, Mme Sirimavo Bandaranaïke, qui était jusqu'en août 2000
Premier ministre à titre symbolique, est décédée le jour même des élections.....
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