République tchèque (1997-1998): Lorsque les historiens procéderont à la périodisation de l'évolution de cette république postcommuniste, la seconde moitié de...
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République tchèque (1997-1998):
Lorsque les historiens procéderont à la périodisation de l'évolution de cette
république postcommuniste, la seconde moitié de 1997 et la première de 1998
marqueront une étape.
Cette période a d'abord été celle d'une grande désillusion pour nombre de
citoyens.
Le " meilleur élève ", le " tigre économique " de la transformation
postcommuniste, si vantée par les hommes au pouvoir, s'est révélé un cancre en
comparaison avec ses voisins les plus proches, la Hongrie et la Pologne.
En
1997, la croissance du PIB a représenté moins de 1 % et devait selon les
prévisions stagner en 1998.
En janvier 1998, la progression annuelle de l'indice
des prix à la consommation a atteint 13,2 %.
Le taux de chômage est passé en un
an de 3,2 % à 5,2 % ; ce fléau devant bientôt toucher 6 % de la population
active.
Au premier trimestre 1998, les investisseurs étrangers ne semblaient
plus s'intéresser au pays.
La découverte douloureuse du " faux miracle "
économique, des " privatisations formelles ", où l'État restait toujours
propriétaire par le biais des banques, accompagnées de détournements de fonds,
de nombreuses faillites frauduleuses, la prise de conscience de l'étendue de la
corruption et d'une " politique des escrocs " selon le terme du leader syndical
Richard Falbr, ont mis au plus bas le moral des habitants.
Selon les sondages,
le nombre de personnes regrettant le régime d'avant 1990 a augmenté entre
octobre 1997 et février 1998, passant de 18,1 % à 28,7 % ; parmi les moins de 30
ans, le taux avait augmenté de presque 12 points de pourcentage et de 15 pour
les....
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