POUVOIR DE LA CONSCIENCE Kant, très influencé par J.-J. Rousseau, veut établir une œuvre critique; il s'agit pour lui de...
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POUVOIR DE LA CONSCIENCE
Kant, très influencé par J.-J.
Rousseau, veut établir une œuvre critique; il
s'agit pour lui de découvrir des certitudes aussi puissantes que celles qu'on
connaît dans le domaine physique.
Ainsi il ne doute pas que Newton ait raison,
et il ne remet jamais en compte les règles morales de sa famille piétiste et
de ses maîtres.
Il existe donc des vérités nécessaires et universelles.
Or, si
les sciences connaissent cette réussite, la philosophie ne doit pas désespérer
d'y parvenir.
En ses livres de critique sur la raison, Kant tente de découvrir les lois, les
principes et les jugements qui fondent le pouvoir de la conscience, dans
le domaine métaphysique et dans celui de la morale.
II faut se méfier de la
nature humaine, des instincts et des tendances.
II faut parler à la conscience
le langage du devoir, qu'elle peut comprendre et assumer.
Kant continue
à s'interroger sur les limites de ce pouvoir de la conscience.
II établira, en
dernière analyse, des postulats de la raison pratique.
Ce sont l'existence de
Dieu, l'immortalité de l'âme et la liberté de l'i11dividu.
Kant estime illimité
le pouvoir que l'être peut se demander.
« Car l'amour comme inclinaison ne
peut pas se commander; mais faire le bien précisément par devoir...
c'est là
un amour pratique et non pathologique, qui réside dans la volonté et non dans
le penchant de la sensibilité...
or cet amour est le seul qui puisse être
commandé.
»
En revanche, Marx voit le problème en termes différents.
II refuse la pensée
de Kant.
Il affirme : « Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine
leur être, c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.
»
L'homme doit donc apprendre à se métamorphoser.
II peut entreprendre
cette démarche à la manière exaltée, héro"i"que et nécessaire de Kant, il peut
aussi mieux analyser les déterminations secrètes de la conscience.
• Philosophie contemporaine
Les traditions philosophiques françaises ont toujours valorisé le rationa
lisme.
II y a eu la grande influence d'Alain, disciple de Lagneau, il y a eu le
rôle de Brunschvicg et toujours ia vie de l'esprit se présente sous les auspices
de Socrate « connais-toi toi-même ».
Ainsi Brunschvicg insistait sur la vie et
la valeur pratique de l'intelleétualisme : « Du moment que l'homme est un être
intelligent, il ne peut pas réfléchir au but de son action sans chercher à
comprendre le motif auquel il obéit, sans se demander par suite en quoi ce
motif se justifie.» Ainsi la conscience fonde un pouvoir par l'action qu'elle
entreprend sur elle-même.
Mais la tradition allemande bouscule cette école française.
Husserl le
premier, sans connaître les travaux de Bergson, recherche les données
immédiates de la conscience.
Il consacre la phénoménologie, non pas simple
apparence s'opposant au «noumène», seule vérité de l'être.
Il affirme que....
»
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