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Pour la première fois depuis sa prise de pouvoir par les armes en 1986, le président Yoweri Museveni a vu,...

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« Pour la première fois depuis sa prise de pouvoir par les armes en 1986, le président Yoweri Museveni a vu, en 2001, son pouvoir contesté par les électeurs. Certes, en 1996, l'ancien guérillero avait déjà affronté le suffrage universel, mais il l'avait emporté sans véritable compétition.

Le 13 mars 2001, en revanche, il a dû se mesurer à un candidat de poids en la personne du colonel Kizza Besigye.

Ancien médecin personnel et compagnon d'armes de Y.

Museveni, originaire de la même région que lui, K.

Besigye était un challenger d'autant plus crédible qu'il pouvait se prévaloir de la même légitimité historique de "combattant pour la liberté".

Partisan du multipartisme et d'un retrait des troupes ougandaises du Congo (-Kinshasa), il a obtenu l'appui des partis d'opposition, cristallisant autour de son nom le mécontentement accumulé par la population et même par l'armée jusqu'alors fidèle au pouvoir.

Un espoir d'alternance naissait.

Mais, contrairement aux prévisions, le chef de l'État sortant a été proclamé vainqueur au premier tour avec près de 70 % des suffrages.

Le scrutin ayant été marqué par de nombreuses irrégularités, K. Besigye a déposé un recours devant la Cour suprême, mais celle-ci l'a rejeté. Cette première élection véritablement concurrentielle a été marquée par une forte augmentation du niveau de violence politique et par un durcissement sensible du pouvoir en place : affrontements entre partisans des deux candidats à Rukungiri, provoqués par la garde présidentielle ; sévère répression des émeutes étudiantes faisant suite à des assassinats et viols commis sur le campus ; enlèvements et arrestations de membres de l'équipe de campagne du Dr Besigye ; attentats à la bombe à Kampala ; attaque meurtrière de supporters du chef de l'État par des groupes lourdement armés en tenue militaire à Kasese, etc.

Face à cette recrudescence de l'insécurité, Y.

Museveni a durci le ton et fait appel à l'armée pour assurer l'ordre public, accentuant encore.... »

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