Nicaragua 1993-1994 La présidente nicaraguayenne Violeta Chamorro a dû faire preuve, en 1993-1994, de plus d'habileté que jamais pour éviter...
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Nicaragua 1993-1994
La présidente nicaraguayenne Violeta Chamorro a dû faire preuve, en 1993-1994,
de plus d'habileté que jamais pour éviter au pays de basculer à nouveau dans la
guerre civile (1979-1990).
Face aux insurgés ayant repris les armes dans le nord
du pays, elle a su user de fermeté.
Entre le 18 mai et le 17 juin 1993, elle a
décrété l'état d'urgence dans quatorze départements touchés par la violence, et
convaincu six cents rebelles de déposer les armes.
Le 20 juillet, un groupe de 150 hommes prenait pourtant Esteli, quatrième ville
du pays avec 150 000 habitants, située à 150 kilomètres au nord de la capitale.
Les insurgés, appartenant au Front révolutionnaire des paysans et des ouvriers
(FROC), anciens militaires sandinistes et contras (guérilleros anti-sandinistes
de la guerre civile passée) confondus, dénonçaient le non-respect des accords de
démobilisation qui prévoyaient la distribution de terres.
Après trois jours de
combat à l'origine de la mort de 45 insurgés, la ville était reprise.
En août
1993, quelque 1 400 recontras (ex-contras) et recompas (ex-sandinistes) ont
accepté de déposer les armes et bénéficié d'une amnistie votée par le Parlement
qui ne s'étendait pas aux militants du FROC.
Quelques jours plus tard, cependant, la tension est à nouveau montée.
Le 19
août, dans le nord du pays, un groupe de recontras a pris en otages 37
personnes, dont deux vice-ministres et trois députés sandinistes chargés du
désarmement des rebelles, pour réclamer la démission du ministre de la Défense,
Humberto Ortega, et de celui de la Présidence (équivalent de Premier ministre),
Antonio Lacayo.....
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