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L'inégalité des hommes rend-elle impossible l'égalité des citoyens? Introduction L'égalité est sans doute plus un espoir, que ce soit à...

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« L'inégalité des hommes rend-elle impossible l'égalité des citoyens? Introduction L'égalité est sans doute plus un espoir, que ce soit à l'intérieur d'un État ou du point de vue universel, qu'une réalité.

Mais les inégalités qui demeurent proviennent-elles seulement des imperfections de l'organisation politique, ou trouvent-elles leur origine dans une inégalité première des hommes? Une telle inégalité initiale rend-elle impossible l'égalité des citoyens? I.

L'inégalité - Que désigne le terme? • une inégalité physique initiale (if.

Rousseau); • une inégalité intellectuelle, qui n'est pas immédiate, mais progressivement constituée (en fonction du milieu), sauf cas pathologique; • une inégalité de «condition», qui résulte de l'histoire des sociétés (riches et pauvres, hommes libres et esclaves, etc.). - Peut-il y avoir inégalité des citoyens? l) si l'on prend «citoyen» au sens étymologique, cela renvoie à l'existence de la seule Cité, c'est-à-dire la pensée grecque.

Or Platon admet dans la République la nécessité de classes hiérarchisées, et donc bien inégales; 2) cette inégalité, qui est pour Platon la condition même de la justice sociale (ce qui peut nous sembler paradoxal, tant notre concept de justice a changé), est la conséquence de l'inégalité de trois races «primitives».

Il y a donc continuité entre un homme premier et le citoyen : l'accès à l'existence sociale ne modifie pas profondément l'être humain. II.

De la «nature» à la société - Pour la pensé,e plus moderne, le« citoyen» est le membre, non plus de la seule Cité, mais d'un Etat. - Or, le passage de l'état initial ou«naturel» (même s'il reste hypothétique) de l'homme à l'état de citoyen a des conséquences notables, puisqu'il modifie la «nature» de l'homme : là où Platon percevait une continuité, on perçoit désormais un changement radical. - Deux références possibles : • Hoboes : on passe d'un homme naturellement mauvais et égoïste à un citoyen obligé par la terreur à la paix et à l'obéissance au tyran.

L'entrée dans la société (et la citoyenneté) ne produit pas une égalité complète puisque le gouvernant reste supériéur aux gouvernés; • Rousseau ( Contrat social): l'homme renonce à son indépendance première pour acquérir simultanément, en devenant citoyen, une liberté politique et une égalité réelle, puisque la souveraineté appartient à l'ensemble des / citoyens et que .ne·sub?iste:dans le corps social·aucune·supériorité,de l'un , • , •• ·, _ sur ))autre!.

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