Liban (1986-1987) Nul n'aurait pu prévoir que la guerre du Liban, ouverte le 13 avril 1975, serait aussi longue, aussi...
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Liban (1986-1987)
Nul n'aurait pu prévoir que la guerre du Liban, ouverte le 13 avril 1975, serait
aussi longue, aussi meurtrière.
La crise libanaise juxtapose en fait plusieurs
conflits étroitement imbriqués où les renversements d'alliance entre milices
sont devenus fréquents, et les ingérences étrangères multiples.
De janvier 1986 à avril 1987, le pays a subi des interventions étrangères
souvent directes: entrée de soldats syriens à Beyrouth-Ouest, retour de
combattants palestiniens à Beyrouth-Ouest, et, de la part d'Israël, maintien
d'une présence militaire à l'extrémité méridionale du Liban et raids aériens
contre les camps palestiniens...
A cela s'ajoute l'aide militaire, politique et
financière apportée à certaines milices: l'Iran soutient le mouvement Hezbollah
et la Syrie soutient le mouvement chiite Amal.
Dans la même période, de janvier 1986 à avril 1987, les combats entre milices
libanaises ont été extrêmement violents.
Aux traditionnels bombardements entre
Beyrouth-Ouest et Beyrouth-Est, se sont ajoutés les affrontements à l'arme
lourde, entre milices autrefois alliées, pour le contrôle de quartiers ou de
secteurs urbains qui ont considérablement augmenté le nombre des victimes
civiles.
Les affrontements de Beyrouth-Ouest, sans doute les plus violents
depuis 1975, ont entraîné un retour massif de l'armée syrienne dans ce secteur
le 22 février 1987.
Les troupes de Damas avaient quitté la ville durant l'été
1982, au moment de l'invasion israélienne.
Après des mois d'anarchie meurtrière,
la population de Beyrouth-Ouest a accueilli avec soulagement l'arrivée de cette
armée, mais les troupes de Hafez el-Assad ont évité d'entrer dans la banlieue
sud chiite, fief des miliciens du Hezbollah soutenus par l'Iran.
Cependant, le
14 avril 1987, des unités d'élite de l'armée syrienne se sont déployées sur la
route côtière, entre Beyrouth et Saïda, contrôlant l'entrée de tout véhicule
dans la métropole du Liban-Sud.
L'arrivée des Syriens dans Beyrouth-Ouest a
permis de mettre fin à la "guerre des camps": combattants et civils
palestiniens, assiégés pendant plus de trois mois par les miliciens d'Amal, ont
pu être enfin ravitaillés.
Le retour de la pax syriana est apparue fragile.
Elle s'est heurtée au refus
massif des chrétiens de Beyrouth-Est et à la résistance des intégristes chiites.
Des attentats dirigés contre les Syriens ont eu lieu.
En décembre 1986, à
Tripoli, la répression menée par l'armée syrienne, à la suite de l'attaque....
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