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LA COLOMBIE AU XXe SIÈCLE C’est sur le territoire actuel de la Colombie, peuplé par des civilisations encore mal connues,...

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« LA COLOMBIE AU XXe SIÈCLE C’est sur le territoire actuel de la Colombie, peuplé par des civilisations encore mal connues, que naquit la légende de l’Eldorado, liée à la présence d’un métal dont témoignent de remarquables pièces d’orfèvrerie précolombienne.

La Nouvelle-Grenade coloniale est aussi le siège de mouvements précurseurs de l’indépendance, avec la révolution dite des « comuneros », qui défend les droits de la production locale contre la métropole.

Les guerres d’indépendance, sous l’égide d’Antonio Nariño (1765-1823) et de Simón Bolivar (1783-1830), débouchent en 1819 sur la proclamation de la République de Colombie.

L’Équateur s’y joint en 1822 pour fonder la Grande-Colombie, qui se disloquera en 1830, mettant fin au rêve bolivarien d’unité continentale et inaugurant une fragmentation régionale. Le xixe siècle est marqué par les affrontements entre les libéraux fédéralistes et anticléricaux, inspirés par les révolutions françaises de 1830 et 1848, et les conservateurs qui consolident leur pouvoir avec, dans les années 1880 et 1890, les présidents Rafael Nuñez et Miguel Antonio Caro, auteurs de la Constitution centraliste de 1889, qui ne sera réformée qu’en 1991.

C’est par un de ces affrontements que débute un xxe siècle marqué par le conflit entre, d’une part, l’inertie héritée des structures coloniales et de l’absolutisme espagnol et, d’autre part, les velléités de modernisation, dont les fréquentes défaites face à l’autoritarisme oligarchique et religieux expliquent, d’après le prix Nobel de littérature Gabriel García Márquez (1928-), une bonne partie des problèmes de la Colombie. La sanglante guerre dite des « Mille-Jours » (1899-1903) fait près de 100 000 victimes et donne lieu à une nouvelle victoire conservatrice et à la sécession de Panama, encouragée activement par les ÉtatsUnis.

L’hégémonie conservatrice, minée par des divisons internes, s’achève en 1934. Par la suite, le président Alfonso López (1934-1938, puis 1942-1945) impulse des tentatives de réforme agraire, sociale et éducative, mais le camp libéral se divise face à la montée en puissance en son sein du leader populiste Jorge Eliécer Gaitán, dont l’assassinat en 1948 provoque le « bogotazo », terrible vague d’émeutes qui s’étend depuis la capitale, laissant près de 3 000 morts et préludant à une guerre civile meurtrière qui fera près de 300 000 victimes et restera dans l’histoire colombienne sous le nom de « la violencia » (1948-1957).

Les libéraux y voient la tentative d’une fraction conservatrice inspirée par le franquisme espagnol de les éliminer de la scène politique, tandis que les conservateurs accusent les libéraux de conspiration. Meurtri.... »

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