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La censure en Égypte

Publié le 14/11/2014

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censure

concerne les imprimés : sus­pension administrative d'un journal, interdiction de publi­cation et de circulation d'un livre, confiscation et saisie, in­terdiction des publications étrangères sur le territoire égyptien. En matière de ciné­ma, les ciseaux du censeur agissent avant la distribution en salle, et l'on demande sou­vent au metteur en scène de tourner un nouveau dénoue­ment. Pour ce qui est de la té­lévision, la censure se réserve tous les droits : « Une fois que la télévision a acheté le film, il est comparable à une robe qu'il appartient à l'acheteuse d'élargir ou de rétrécir à son gré «, note un spécialiste égyp­tien. Les réalisateurs n'ont au­cun recours, et beaucoup sont devenus les premiers censeurs de leurs propres oeuvres, ce qui les conduit à faire des films « convenables «, sans in­térêt cinématographique, mais souvent prisés d'un grand public amateur de co­médies légères.

Censure des ulémas, censure publique

L

 

'autre pôle constitué de la censure est l'Académie des recherches islamiques, émanation d'El-Azhar, qui pratique depuis les années 1980 un interventionnisme nourri. N'ayant aucun pou­voir juridique, mais seule­ment un rôle consultatif, les ulémas usent de divers biais pour parvenir à leurs fins : procès contre l'artiste incrimi­né, demande d'intervention auprès des services de la Sûre­té de l'État, consignes orales aux éditeurs de l'État afin de retirer certains livres de la vente. Il arrive qu'ils inter‑

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