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LA auEsrmN oE i:ÊTRE « seul de tout l'étant, l'homme éprouve, appelé par la voix de l'être, la merveille des...

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« LA auEsrmN oE i:ÊTRE « seul de tout l'étant, l'homme éprouve, appelé par la voix de l'être, la merveille des merveilles : qne l'étant est. (Qu'est-ce que la métaphysique?) » 1.

Approche de la question de l'être A.

La différence ontologique ■ Voici une pierre, un papillon, un homme.

Tous les trois sont des êtres. Pourquoi ? Parce que tous, en deçà de leurs définitions respectives, exercent une activité identique: exister.

Heidegger les appelle des «étants», car ils participent à l'acte d'être (ou d'exister), comme on dit que les vivants participent à l'acte de vivre.

Mais de même que chaque vivant n'est pas la vie, de même chaque étant n'est pas l'être. ■ L'être n'est pas quelque chose qui existe, mais l'existence elle-même, par quoi tout ce qui existe - tout comme la lumière, par exemple, n'est pas un objet éclairé, mais ce qui éclaire toutes choses et nous les rend visibles.

Être un étant, c'est participer d'une manière à chaque fois singulière à cette activité. ■ Le plus souvent, l'être demeure inaperçu: absorbés par les choses elles-mêmes, nous nous intéressons à ce qu'elles sont, mais nous ne prê­ tons pas attention aufait que les choses sont.

L'être, nous l'avons vu, est analogue à la lumière : attentifs seulement aux formes et aux couleurs, nous ne voyons pas, ou plutôt nous ne remarquons pas la lumière qui les rend visibles.

De même, captivés par les étants, nous oublions l'être qui leur donne à tous d'être présents. ■ Notons que l'être ainsi entendu (comme présence) n'est pas un simple mot qui cacherait une abstraction : tous les étants partagent bel et bien un acte de même nature qu'ils ne se sont pas donné à eux-mêmes; aucun étant ne s'est lui-même amené à 1'existence (cf.

fiche 87, dans «Quelques définitions»).

Gratuit, indéductible, « sans pourquoi», l'être est un don. B.

La métaphysique ■ Celui qui, un jour, se tourne vers l'être et s'étonne que les choses soient, celui-là entre en métaphysique'.

Il pose la question: « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?» Non pas «pourquoi ceci plu­ tôt que cela», mais «pourquoi quelque chose ? » ■ La métaphysique se lance ainsi dans la quête du fondement ultime de tout ce qui est.

Mais dans cette recherche elle est, selon Heidegger, oublieuse de la distinction entre l'être et l'étant, car elle se rabat sur un étant suprême, qui serait la cause de l'être (l'idée chez Platon, la sub- stance chez Aristote, Dieu conçu comme un étant nécessaire, etc.).

C'est contradictoire - un peu comme si, pour expliquer la visibilité des choses, on se bornait à chercher un objet super-éclairé qui refléterait beaucoup de lumière sur les autres, alors qu'il faut se.... »

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