Jordanie (1998-1999): L'après-Hussein L'événement majeur de l'année a été la mort, le 7 février 1999, du roi Hussein, des suites...
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Jordanie (1998-1999): L'après-Hussein
L'événement majeur de l'année a été la mort, le 7 février 1999, du roi Hussein,
des suites d'un cancer.
L'émotion de la population a été à la mesure du règne du
souverain (46 ans), le seul qu'aient connu plus de 85 % des Jordaniens.
Face aux
nombreuses craintes de déstabilisation exprimées, il convient de rappeler que le
défunt laissait un État doté d'institutions.
Parmi elles, une armée dont est
issu le prince héritier Abdallah (né en 1962).
Nommé in extremis à la place de son oncle, le fis aîné de Hussein a abordé son
règne dans des conditions difficiles.
Sur le plan économique et social, l'été
1998 a révélé le trucage du taux de croissance officiel, tandis que le chômage
réel était évalué à 27 % des actifs.
Longtemps bénéficiaire de la rente, via les
transferts des expatriés et des États producteurs, le royaume n'en finit plus de
subir les effets de l'amenuisement de cette manne - surtout depuis sa rupture
avec les pétromonarchies intervenue lors de la guerre du Golfe (1991).
En passe
d'être reconduit, le plan d'ajustement structurel de l'économie (adopté en 1989)
affichait des résultats mitigés: le retrait de l'État (très endetté) a bien eu
lieu dans les secteurs marchands - non sans ratés (télécommunication) -, mais
dans la sphère publique il a durement affecté l'éducation et la santé.
L'économie éclaire la politique extérieure, comme en a témoigné le rapprochement
avec Riyad et le Koweït, accéléré en ce début de règne.
Le soutien civil et
militaire massif des États-Unis s'est aussi confirmé, favorisé par l'engagement
d'Amman dans le processus de paix dans la....
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